tout le monde est bien attaché permis

Làencore, la meilleure façon d'exprimer son désaccord, son énervement, c'est de faire passer cette émotion par les mots en les choisissant bien. 7 Les abréviations "Retourne-moi ce dossier ASAP". Même entre collègues, tout le monde ne comprend pas cette abréviation. Pour peu que le mail soit transféré et retransféré de bureau en Quevous essayiez de le cacher ou non, vous pétez. Tout le monde pète. C’est comme ça. Mais même si c’est une chose incroyablement banale et routinière — un être humain moyen pète entre 10 et 20 fois par jour — il y a bien des Ledroit en général est un ensemble des règles, de normes, qui régissent les rapports entre les hommes. Le droit est donc un fait avant tout normatif et social. 1) Qu'est-ce qu'une norme? a) Etymologie. Gnomon = à l'origine, outil matériel servant à tracer des lignes droites ou des angles droits (une équerre ). Jepense que chacun doit avoir son opinion. Et que tout le monde doit accepter l’opinion de l’autre. Que celui qui aime dieu ait la liberté d’aimer dieu. Et que celui qui ne l’aime pas ai la liberté de ne pas l’aimer. La différence fait le monde. C’est cela la lumière. Personnellement, je ne sais pas si dieu existe, et personne Sile skate reste une pratique de rue à Limoges, sa démocratisation avance pas à pas, avec de nouvelles générations demandeuses de « progression » et de « structuration ». Meilleur Site De Rencontre Pour Ado. Détails Catégorie I Publication 7 juin 2014 Signification Vu les difficultés qu’elle engendre, la réussite n’est pas permise à tout le monde Origine de l’expression il n’est pas permis à tout le monde d’aller à Corinthe » Expression française d’origine grecque qui était émise en premier lieu par Erasme annonçant que l’accostage au port de Corinthe était très difficile vu les écueils qui le bordaient. A ce titre les bateaux y faisaient souvent naufrage. C’est pour cela que notre proverbe devenue expression est une traduction intégrale du latin no licet adire corinthum ». De nos jours, la citation en question s’applique généralement aux personnes dont les projets ne coïncident pas avec leurs aptitudes et leur richesse est nettement inférieure à leurs prétentions. 62, rue de Rochechouart – 75009 Paris Tél / Port Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 16h à 20h et le samedi de 10h à 14h Heures de conduite possibles de 7h à 21h Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Ce soir tout est permis, est permis, est permis, mon vieux Tout est permis, est permis, est permis, ma belle T'es le plus beau des plus beaux, aujourd'hui y'a pas photos T'es le fils de ta mère et le garçon de ton père Ta beauté est blessante, pour les jaloux est vexante T'as la classe et l'élégance, en vérité t'es un exemple x2 Mais qui va parler ? Personne Et qui peut parler ? Personne Nous on ne néglige personne Mais on ne crains personne C'est vrai que la vie est dur Les fins de mois sont durs Les temps son durs, ça c'est sur Mais on ne vit qu'une fois On ne vit qu'une fois Donc ce soir Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Ce soir tout est permis, est permis, est permis, mon vieux Tout est permis, est permis, est permis, ma belle T'es la plus belle des plus belles, t'as le regard qui ensorcelle La fierté de ton père, t'as la beauté de ta mère Tu viens d'une autre planète, j'aime ton charme et tes manières Tu peux stopper la guerre, t'as la lune et le soleil dans ton derrière x2 Mais qui va parler ? Personne Et qui peut parler ? Personne Nous on ne néglige personne Mais on ne crains personne C'est vrai que la vie est dur Les fins de mois sont durs Les temps son durs, ça c'est sur Mais on ne vit qu'une fois On ne vit qu'une fois Donc ce soir Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Ce soir tout est permis, est permis, est permis, mon vieux Tout est permis, est permis, est permis, ma belle Ils nous prennent la tête, faut qu'ils arrêtent Pour être honnête, on veut juste faire la fête Ils nous prennent la tête, la tête, la tête Faut qu'ils arrêtent, arrêtent, arrêtent Pour être honnête, honnête, honnête On veut juste faire la fête, fête, fête Donc fais ta mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala Vas-y molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Fais ta mala mala, vas-y molo molo Ce soir tout est permis, est permis, est permis, mon vieux Tout est permis, est permis, est permis, ma belle Donc fais ta mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala, mala Vas-y molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo, molo Paroles2Chansons dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique SEAM Chapitre 10 Introduction La façon dont Monsieur Tout le monde perçoit habituellement le christianisme se résume en général à deux listes une qui comprend tous les comportements qui doivent être adoptés par les croyants, et l’autre plus longue, qui énumère tous ce qui doit être éviter. Cette vision grossièrement caricaturale de ce qu’est un vrai chrétien ne cadre pas avec l’enseignement des Écritures. C’est vrai que les dix commandements mettent un holà indispensable à certains agissements plus que répréhensibles, mais leur but est le même que le code de la route. Pour pouvoir circuler librement et en toute sécurité, nous devons tous le respecter. Si c’était la loi de la jungle qui prévalait dans la rue et sur les routes, la race humaine aurait déjà disparu. La liberté chrétienne est un sujet tellement important que l’apôtre Paul en parle plusieurs fois dans la première Épître qu’il écrit à l’église de Corinthe. Versets 23-24 Je continue à lire dans le chapitre 10. Oui, tout m’est permis, mais tout n’est pas bon pour nous. Tout est permis mais tout n’édifie pas la communauté. Que chacun de vous, au lieu de songer seulement à lui-même, recherche aussi les intérêts des autres 1Corinthiens Les Textes Sacrés donnent des directives dans beaucoup de domaines, c’est vrai, et en particulier sur tout ce qui touche ma relation avec Dieu et avec autrui. Cela dit, les Écritures sont muettes sur de très nombreux sujets. Par exemple, on sait que les premiers chrétiens se demandaient s’ils pouvaient continuer à assister à certaines rencontres athlétiques qui se déroulaient au Colisée, cet immense amphithéâtre de Rome qui pouvait accommoder 100 000 spectateurs. Il est probable que l’apôtre Paul a dû y aller parce que dans ses illustrations, on se rend compte qu’il est très familier avec les règles qui gouvernent le monde du sport. Comme sur le sujet de la liberté chrétienne, il n’est guère possible de rédiger un livre qui couvrirait tous les cas de figures possibles et imaginables, on est obligé de respecter certains principes. Je peux faire tout ce que je veux qui n’est pas interdit par la morale et les Écritures, mais par amour pour les autres, je dois considérer ce qui est avantageux pour eux, ce qui les édifie. Ma liberté d’action doit être gouvernée par les autres qu’il m’est interdit d’offenser, que je dois respecter et aimer parce que leurs droits sont tout aussi importants que les miens. Ma façon d’agir aura des répercussions sur tous ceux que je côtoie, sur mon environnement social ; c’est ce qu’on appelle la loi d’influence, et il n’est pas possible de l’éviter. Versets 25-26 Je continue le texte. Vous pouvez manger de tout ce qui se vend au marché sans vous poser de questions, par scrupule de conscience, sur l’origine de ces aliments. Car la terre et ses richesses appartiennent au Seigneur 1Corinthiens Paul revient à nouveau sur la consommation de la viande qui à cette époque provient le plus souvent des sacrifices offerts aux faux dieux dans les temples païens. Ces viandes étaient vendues sur le marché, mais également consommées sur place dans le temple lors de fêtes organisées à différentes occasions. Le fait de ne pas y participer pose un véritable casse-tête aux chrétiens car c’est s’opposer aux conventions sociales, ce qui n’est pas sans conséquence familiale ou économique. Paul a déjà dit qu’il faut éviter de faire bonne chère dans le temple au milieu des païens idolâtres afin de se garder des tentations et de ne pas offenser qui que ce soit. Par contre, pour ce qui est d’acheter ces viandes et de les consommer chez soi, l’apôtre adopte un point de vue qui est tout à fait contraire à la position juive traditionnelle. Il ne voit aucune objection à ce que le chrétien fasse son marché sans se poser de questions car ce n’est pas une idole qui est néant qui va contaminer les aliments qui de toute façon appartiennent à Dieu. Le croyant comme tout homme peut donc jouir de la création de Dieu, sa beauté comme de ses produits, à l’intérieur de certains paramètres moraux bien sûr. Il est évident que je ne dois pas aller chez mon voisin lui voler son steak parce qu’il est plus beau que celui que j’ai acheté. Verset 27 Je continue le texte. Si un non-croyant vous invite et que vous désiriez accepter son invitation, mangez tranquillement de tout ce qu’on vous servira, sans vous poser de questions par scrupule de conscience 1Corinthiens Les chrétiens sont tout à fait libres de manger tout ce qu’ils veulent sans scrupules, sans chercher midi à 14 heures. En cela, ils ont un avantage indéniable sur les Juifs orthodoxes par exemple, pour qui tous les aliments doivent être kascher, c’est-à-dire conformes à certaines règles plus ou moins pointilleuses et qui tirent leur origine de la loi de Moïse. C’est particulièrement important pour la viande, car les animaux doivent être abattus et préparés selon certains rites. Quand je suis invité chez quelqu’un, je me moque pas mal d’où proviennent les aliments; je ne demande pas si le boucher est chrétien ou si l’épicier s’accorde bien avec sa femme. Moi, je mange de bon cœur tout ce qui est servi. Alors, invitez-moi ! Versets 28-30 Je continue. Mais si quelqu’un vous dit “ Cette viande a été offerte en sacrifice à une idole ”, alors n’en mangez pas à cause de celui qui vous a prévenus et pour des raisons de conscience. — Par conscience, j’entends, évidemment, non la vôtre, mais la sienne. — Pourquoi, en effet, exposerais-je ma liberté à être condamnée du fait qu’un autre a des scrupules de conscience ? Si je mange en remerciant Dieu, pourquoi serais-je critiqué au sujet d’un aliment pour lequel je rends grâce à Dieu ? 1Corinthiens Si un autre invité, évidemment croyant, m’informe que la viande qui nous est servie provient d’un sacrifice païen, alors là, prudence ! Je suis dans un champ de mines. Je dois en effet me plier aux scrupules de ce chrétien mal éclairé qui a soulevé le problème. Si j’exerce ma liberté de manger une telle viande, je risque fort de l’offenser ou pire encore, j’exercerais peut-être sur lui sans le savoir une pression psychologique au point où il se sentira obligé de suivre mon exemple pour ne pas perdre la face devant notre hôte. En agissant contre sa conscience, il se fera du tort et commettra un péché qui sera indirectement de ma faute. Ce n’est pas que je doive changer mes convictions pour qu’elles s’accordent avec la conscience troublée et déréglée de cette personne, cependant, je dois adapter ma conduite en fonction de sa faiblesse et j’attendrais un autre jour quand il ne sera pas présent pour manger la viande d’un animal qui a été offert à une idole. Comme ça, tout le monde est content. Dans la pratique d’aujourd’hui, si je suis au restaurant avec un musulman, la moindre des délicatesses est de ne pas commander du jambon. Au contraire, ce sera pour moi l’occasion de savourer un bon gigot d’agneau. Pareillement, si je suis avec quelqu’un qui pense que l’alcool est une drogue dont tout le monde devrait s’abstenir, je ne vais pas essayer de le raisonner, mais je boirai de l’eau. Je suis libre dans les deux sens, de consommer de tout et de ne pas le faire. En définitive, c’est l’amour pour les autres qui doit guider mes comportements. Versets 31-32 Je continue. Ainsi, que vous mangiez, que vous buviez, bref, quoi que ce soit que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. Mais que rien, dans votre comportement, ne soit une occasion de chute, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour les membres de l’Église de Dieu 1Corinthiens Certes, je ne peux pas plaire à tout le monde à la fois, mais je n’ai pas non plus le droit de me comporter en gros égoïste. Le moins que je puisse faire est de m’efforcer à ne pas offenser ceux avec qui je suis en contact direct. Cela vaut pour tout, non seulement pour les aliments, mais aussi pour ma tenue vestimentaire, ma coupe de cheveux et tout le reste. Ma liberté de faire ce que je veux s’arrête non seulement là où commence celle de mon prochain, mais à sa façon de voir les choses et à sa susceptibilité, à la faiblesse de sa conscience. Les Corinthiens ont posé une question précise à Paul sur la bonne attitude à adopter vis-à-vis des viandes provenant des sacrifices païens. L’apôtre y a répondu, et maintenant il élargit sa réponse en tirant un principe qu’il applique à tous les domaines de la vie. La conduite du chrétien n’est pas dictée par est-ce que je suis obligé de faire ceci et de ne pas faire cela », mais doit rechercher l’édification de l’autre et la gloire de Dieu. En effet, Dieu a tout créé pour sa gloire, même moi. Or, tous les actes de ma vie qui tendent vers sa gloire atteignent l’objectif pour lequel j’ai été créé. Au contraire, tout accomplissement qui n’est pas inspiré par la gloire de Dieu n’est jamais une bonne œuvre, même si par ailleurs elle est excellente devant les hommes. Cela dit, je veux ajouter en passant qu’il ne faut pas se faire trop d’illusion sur sa piété, car si elle existe, il est extrêmement rare qu’une bonne œuvre soit faite à 100% à la gloire de Dieu, à cause du péché qui entache tout ce que je touche. Dans la pratique, le mieux que je puisse faire est d’obéir aux deux plus grands commandements de la Loi de Moïse. Dans l’Évangile, Jésus a même dit que tout l’enseignement contenu dans l’Ancien Testament est résumé par ceux-ci. Une fois encore, je lis ce passage Maître, quel est, dans la Loi, le commandement le plus grand ? Jésus lui répondit — Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est là le commandement le plus grand et le plus important. Et il y en a un second qui lui est semblable Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’enseignent la Loi et les prophètes est contenu dans ces deux commandements Matthieu Chapitre 11 Verset 1 Il n’est pas rare que le découpage du texte en chapitres et versets tombe très mal. C’est le cas ici car de toute évidence, le début du chapitre 11 termine la pensée de la fin du chapitre 10 ainsi que le thème de la liberté chrétienne. Je lis ces deux versets. Agissez comme moi qui m’efforce, en toutes choses, de m’adapter à tous. Je ne considère pas ce qui me serait avantageux, mais je recherche le bien du plus grand nombre pour leur salut 1Corinthiens Suivez donc mon exemple, comme moi, de mon côté, je suis celui du Christ 1Corinthiens Finalement, l’apôtre ne craint pas de dire qu’il met en pratique ce qu’il prêche, ni d’exhorter hardiment ses frères à faire comme lui. Ici c’est plus précisément pour ce qui concerne le vaste domaine des libertés chrétiennes, mais c’est toute sa manière de vivre qu’il donne en exemple à deux autres églises Philippiens 1 Thessaloniciens 16 ; 2 Thessaloniciens 37,9. Paul a ce droit et ce privilège, non seulement parce qu’il est apôtre, mais parce qu’il est lui-même l’imitateur de Jésus-Christ, le Modèle suprême qui par amour pour les hommes, a toujours donné par sa vie, l’exemple du renoncement à soi-même. Paul était un homme des plus remarquable, un être exceptionnel. Il n’y avait pas, semble-t-il, la moindre parcelle d’égoïsme en lui car il ne vivait que pour la gloire de Dieu et donc pour le bien des autres, cherchant à les conduire au Christ afin qu’ils soient sauvés ou édifiés. Verset 2 Je continue le chapitre 11. Je vous félicite de vous souvenir de moi en toute occasion et de maintenir fidèlement les instructions que je vous ai transmises 1Corinthiens Comme un père est fier de son enfant obéissant, Paul est fier des Corinthiens parce qu’ils lui ont fait savoir, soit dans leur lettre soit par l’entremise de leur porte-parole, qu’ils lui sont fidèles ainsi qu’à son enseignement. Il s’agit des principes de la foi en Jésus-Christ que l’apôtre leur avait communiqués. Ce sont des instructions transmises et non pas inventées; Paul les a reçues du Saint Esprit ou du Seigneur et il en est le dépositaire et le messager. L’apôtre apprécie sans aucun doute la bonne volonté des Corinthiens à son égard, mais ce qu’il veut par-dessus tout, c’est que leur conduite soit en accord avec leur vocation chrétienne. Comme prélude à son exhortation, il va poser un enseignement théologique qui va lui servir de fondement sur lequel il va construire la suite de son épître. Les admonitions de l’apôtre qui vont suivre 113-16, sont toutes fondées sur les mœurs du temps, us et coutumes qui varient dans leur expression d’une époque à l’autre et de nation à nation. De nos jours, ces mœurs n’ont plus d’application littérale, par contre, l’esprit de ces enseignements subsiste et il est aussi invariable qu’important. L’apôtre va parler des couvre-chefs dans l’église. Or, à cette époque, il faut savoir que pour prier, les hommes et les femmes juifs portaient des voiles. Les Romains faisaient de même. Les Grecs, par contre, offraient des sacrifices nu-tête. En Orient et aussi en Grèce, les bonnes mœurs voulaient que les femmes ne se montrent en public que voilées et avec les cheveux longs tandis que les hommes portent les cheveux courts. Tout usage contraire était considéré inconvenant voire immoral. Il y avait des traditions différentes parmi les femme de l’église de Corinthe, et certaines d’entre elles assistaient au culte sans voile, en se fondant sans doute sur le principe de la liberté chrétienne et de l’égalité de l’homme et de la femme devant Dieu. Mais même si ces principes sont vrais, l’apôtre blâme leur application dans l’assemblée de Corinthe. Verset 3 Je continue. Je voudrais cependant attirer votre attention sur un point le Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, le chef du Christ, c’est Dieu 1Corinthiens Dans tout ce passage, Paul va utiliser plusieurs fois le même terme Kephalé » qui a donné en français le mot céphalée. Selon le contexte, Kephalé » signifie tête », qui est la partie du corps qui dirige, ou encore chef » qui donne l’idée de soumission. Il est utile de savoir que l’apôtre aurait pu utiliser d’autres mots grecs qui renvoient à la notion d’autorité, mais il ne l’a pas fait, car il veut évidemment éviter de trop fortes connotations d’autoritarisme. C’est judicieux de sa part, car le sujet qu’il aborde est particulièrement délicat et encore plus pour nous en ce début du 21e siècle en Occident. Ailleurs dans cette lettre, ainsi que dans une autre épître, l’apôtre énonce la subordination de Jésus-Christ à Dieu de plusieurs manières. Dans l’évangile nous lisons des paroles quelque peu mystérieuses et qu’il ne nous est pas possible de vraiment comprendre, car elles touchent au cœur même de la Trinité. En effet, Jésus a dit à ses disciples Moi et le Père nous sommes un, et d’autre part Si vous m’aimiez, vous seriez heureux de savoir que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi Jean ; Dans l’épître aux Philippiens, Paul décrit la soumission volontaire du Christ. Je lis ce texte Jésus-Christ, lui qui, dès l’origine, était de condition divine, ne chercha pas à profiter de l’égalité avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, et il a pris la condition du serviteur. Il se rendit semblable aux hommes en tous points, et tout en lui montrait qu’il était bien un homme. Il s’abaissa lui-même en devenant obéissant, jusqu’à subir la mort, oui, la mort sur la croix Philippiens Paul utilise l’exemple de soumission du Christ pour exhorter ses lecteurs à adopter cette même attitude d’humilité les uns vis-à-vis des autres. Jésus a choisi de quitter son état éternel de seconde personne de la Trinité pour descendre ici-bas sur terre et même plus bas que terre. Dans l’évangile, il affirme être venu pour donner sa vie de sa propre volonté. Je lis le passage. Personne ne peut m’ôter la vie je la donne de mon propre gré. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père Jean Au sein de la divinité qui lie le Père et le Fils, il existe un ordre qui les différencie. Le Christ est soumis au Père qui est son chef ». Jésus est à la fois celui par qui Tout a été créé Jean », et l’aîné de plusieurs frères Romains », et il peut s’approprier les paroles du prophète qui a dit Me voici avec les enfants que Dieu m’a donnés Hébreux ». Dans la dépendance mutuelle qui lie l’homme et la femme et dans leur égalité devant Dieu, il existe aussi un ordre. Dans le couple chrétien, la femme est soumise à son mari mais l’autorité de l’homme est significativement modifiée parce qu’il est lui-même soumis au Christ. Les hiérarchies dans l’univers ainsi que la notion d’autorité ont été ordonnées par Dieu que ce soit dans l’organisation de l’État, dans l’Église ou à la maison. Dans l’ordre normal des choses et de la création, tout être humain devrait avoir Jésus-Christ pour chef ». Dans la réalité, l’immense majorité des hommes est soumise à toutes sortes de vices comme l’argent, l’alcool ou d’autres passions. Dans le premier livre des Confessions », saint Augustin a écrit que le cœur de l’homme est tourmenté jusqu’à ce qu’il trouve le repos en Jésus. Tous ceux qui à l’exemple de Paul ont accompli de grandes œuvres pour Dieu avaient le Christ pour Maître. Verset 4 Je continue le texte. Si donc un homme prie ou prophétise la tête couverte, il outrage son chef 1Corinthiens Paul énonce une vérité qu’il n’explique pas parce qu’elle est évidente. Pour nous qui sommes hors du contexte juif et détachés du premier siècle, il lance une petite bombe. Son affirmation émane du fait que dans l’ordre de la création, l’homme a été créé le premier, avant la femme, et à l’image de Dieu qu’il représente sur terre. Par ailleurs, l’homme qui prie ou prophétise exerce une activité par laquelle il devient un en esprit avec Dieu. Or se couvrir la tête est un signe de soumission, mais Dieu ne se soumet à personne puisqu’il est le Créateur du ciel et de la terre. De ce fait, quand l’homme exerce une activité spirituelle, il ne doit pas se couvrir la tête et au contraire, honorer son Chef qui est Dieu, en se découvrant devant lui. Verset 5 Je continue. Mais si une femme prie ou prophétise la tête non couverte, elle outrage son chef à elle, car elle se place ainsi sur le même plan qu’une “ femme tondue ” 1Corinthiens Aujourd’hui et s’il se présentait à des élections, l’apôtre Paul n’obtiendrait guère de suffrages de la part de la gente féminine. Au premier siècle et comme je l’ai dit, la coutume voulait qu’en public, les femmes de bonne vie de culture juive ou gréco-romaine se couvrent la tête. Elles utilisaient un voile qui était une partie du vêtement extérieur que l’on remontait comme un capuchon. Or à cette même époque, les prêtresses païennes qui adorent les faux dieux ainsi que les prostituées sacrées attachées aux temples, ont la tête non voilée et les cheveux libres. Avoir la tête rasée ou les cheveux coupés, était une peine infligée aux femmes adultères. Pour y avoir séjourné longuement, l’apôtre connaît très bien la ville de Corinthe et tous les vices qui l’ont rendue célèbre. Les femmes croyantes de l’église de Corinthe ont parfois comparer 1 Corinthiens 1 Timothée la liberté de prier ou de prophétiser mais toujours à condition qu’elles aient la tête couverte. Une chrétienne qui prie sans voile viole les règles de la décence de l’époque. En agissant de la sorte, elle déshonore son mari et répudie son autorité. Les cheveux longs, ce voile naturel de la femme étaient considérés comme l’honneur du mari car ils expriment sa dépendance à son égard. Je sais bien que je suis en train de ramer à contre-courant, mais dans l’ordre de la création, Adam a été créé le premier et Ève ensuite pour qu’elle soit son aide et son soutien. C’est ainsi que Dieu l’a voulu et il demande à ce qu’on respecte sa volonté. Ceux qui choisissent d’en faire à leur tête devront aussi en subir les conséquences. Commentaire biblique radiophonique écrit par le pasteur et docteur en théologie Vernon McGee 1904-1988 et traduit par le pasteur Jacques Iosti. Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter. Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation les communaux collaboratifs ». Cette troisième voie au-delà du sempiternel binôme capitalisme ou socialisme » est une forme d'organisation sociale fondée sur l'intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c'est déjà une réalité. Entretien. Nous nous éveillons, dites-vous, à une nouvelle réalité – celle des communaux collaboratifs ». Ce réveil ne risque-t-il pas d'être difficile pour les entreprises ?L'économie des communaux collaboratifs est le premier système global à émerger depuis l'avènement du capitalisme et du socialisme au début du XIXe siècle. C'est dire comme l'événement que nous traversons est historique. Au début, le marché capitaliste et les communaux s'épanouiront côte à côte. Mais au fur et à mesure que les communaux gagneront du terrain, un combat terrible va s'engager. Pour survivre, le capitalisme devra se reconditionner », retoquer son approche du monde et tenter de profiter de la montée en puissance des communaux plutôt que de s'y opposer. “J’ai découvert l’existence d’un paradoxe profondément enfoui au cœur du capitalisme, et qui n’avait pas encore été mis au jour.” Qu'est ce qui provoque ce changement de paradigme ?C'est le coût marginal zéro. Le coût marginal, c'est le coût de production d'un objet ou d'un service additionnel une fois les coûts fixes absorbés. Or, j'ai découvert l'existence d'un paradoxe profondément enfoui au cœur du capitalisme, et qui n'avait pas encore été mis au jour ce qui a permis le succès inouï du système va finalement se retourner contre lui. Chaque entrepreneur, comme nous le savons, est en chasse de nouvelles technologies pour améliorer la productivité de son entreprise, réduire les coûts marginaux, mettre sur le marché des produits moins chers, attirer plus de consommateurs, gagner des parts de marché, et satisfaire les investisseurs. Mais nous n'avions jamais anticipé la possibilité d'une révolution technologique tellement extrême qu'elle pourrait réduire ce coût marginal, pour un ensemble important de biens et de services, à presque zéro, rendant ces biens et services virtuellement gratuits et abondants. Et sapant au passage les bases mêmes du capitalisme. C'est pourtant ce qu'il se passe ?Nous avons déjà vu le coût marginal se réduire dans les économies traditionnelles, de façon phénoménale, dans les trente ou quarante dernières années. Et les dix dernières années ont encore vu le phénomène s'accélérer. Voyez l'industrie musicale des centaines de millions de jeunes produisent et échangent de la musique sur Internet, à des coûts marginaux proches de zéro. Une fois que vous possédez un téléphone mobile ou un ordinateur, échanger de la musique ne vous coûte plus rien, à part votre abonnement au service. La presse, l'édition, les films et bientôt la télévision, attaquée par Youtube, connaissent le même destin. Des millions d'internautes créent aujourd'hui leurs propres vidéos pour pas grand-chose et les postent gratuitement sur le Web. L'industrie du savoir aussi est touchée avec Wikipedia, des millions d'individus produisent de la connaissance et la diffusent à un coût marginal proche de zéro. Et je ne parle pas des Moocs en deux ans, 6 millions d'étudiants se sont mis à suivre gratuitement des cours online, issus des meilleures universités du monde. “Les grandes mutations économiques se produisent quand trois révolutions technologiques convergent au même moment.” Mais il ne s'agit là que de biens et services numériques »…Le vrai virage est là nous avions toujours pensé qu'il y aurait un pare-feu », que la réduction à zéro du coût marginal ne toucherait pas les industries traditionnelles. Que le feu, si vous voulez, ne passerait pas des bits » au monde physique des objets. Ce mur est tombé. Les grandes mutations économiques – et il n'y en a pas eu des centaines dans l'histoire de l'humanité – se produisent quand trois révolutions technologiques convergent au même moment pour construire une plateforme d'opération unique pour l'économie. Si vous remontez à la révolution hydraulique, puis aux révolutions de la vapeur et de l'électricité, vous vous rendez compte que l'on assiste à chaque fois à la conjonction d'une révolution des communications facilitation des échanges, d'une révolution énergétique le moteur » de l'économie et d'une révolution des transports et de la logistique fluidification de la circulation des biens à l'intérieur de cette économie. A chaque grande mutation, ces trois domaines convergent dans une nouvelle structure. Exemple au XIXe siècle, l'impression de journaux, notamment par des presses à vapeur remplace l'impression manuelle. Arrive le télégraphe. Ces deux moyens de communication profitent de la profusion de charbon à coût modéré, et l'invention de la locomotive permet d'élargir le marché et de fluidifier le commerce. Au XXe siècle, une nouvelle révolution se produit avec le téléphone et la radio, qui convergent avec l'arrivée du pétrole et de la voiture, et provoquent, couplées avec la construction du réseau routier, le boom de la grande mutation urbaine et suburbaine ». Illustration Richard Niessen pour Télérama Et aujourd'hui ?Nous voyons émerger un nouveau complexe communications-énergie-transports, qui donne naissance à l'économie du partage. L'Internet de l'information, déjà largement répandue, commence à converger avec un très jeune Internet de l'énergie, et un début d'Internet des logistiques trois Internets en un, dans un super Internet des objets » ! Des compagnies comme Cisco, IBM, General Electric, ont anticipé cette connexion tous azimuts de tous les objets, et commencent à mettre des capteurs partout. Des capteurs, il y en a déjà dans les champs, pour suivre l'évolution de la récolte ; sur la route pour calculer le trafic en temps réel ; dans les entrepôts et centres de distribution, pour mesurer les problèmes de logistique à la seconde près ; dans les magasins de détail, de sorte que quand un client prend un article en main, le capteur peut dire s'il l'a essayé, reposé, au bout de combien de temps, etc. Et maintenant les capteurs connectent tous les objets de la maison, thermostats, machines à laver… Aux alentours de 2030, il y aura quelque chose comme cent trillions de capteurs qui connecteront tout et tous dans un gigantesque réseau neuronal », construit un peu comme votre cerveau. Et ce Big Data sera disponible à tous. A supposer que la structure du réseau reste neutre – j'ai conscience que c'est un très grand si », car rien ne l'assure – et que tout le monde soit traité également, cela veut dire que n'importe qui pourra se connecter sur cet Internet des objets, depuis son mobile, comme il le fait sur l'Internet de l'information, et échanger l'énergie renouvelable qu'il aura lui-même produite… “Le soleil et le vent sont gratuits, il suffit de les capturer. Nous y arrivons de mieux en mieux.” Car chacun, demain, produira l'énergie dont il aura besoin ?Des milliers de personnes produisent déjà leur énergie pour un coût marginal proche de zéro. En Allemagne, 27% de l'électricité est verte, et la chancelière Merkel avec qui je travaille sur ces questions, vise les 35%. Il faut savoir que les coûts fixes de production de ce type d'énergie vont suivre la même courbe que ceux des ordinateurs une chute libre. La source d'énergie, elle, n'est pas un problème le soleil et le vent sont gratuits, il suffit de les capturer – et nous y arrivons de mieux en mieux. Quant au transport de l'énergie, nous avons vu ces dernières années le début de la transformation de la grille » de l'énergie en Internet de l'énergie. Des millions de prosumers » à la fois producteurs et consommateurs vont pouvoir vendre, ou échanger, l'énergie dont ils n'ont pas besoin, sur une plateforme internet, à travers tous les continents. Et les objets physiques sont aussi concernés par la révolution de l'abondance…Oui, grâce aux Fablabs et à l'impression 3D. Les logiciels d'imprimerie sont dans leur majorité en opensource, si bien que ça ne coûtera bientôt plus rien de les télécharger, éventuellement de les améliorer, et de fabriquer soit même de nombreux produits. Le prix du matériau de construction va lui aussi baisser, car il est de plus en plus souvent issu du recyclage de métaux, de plastiques, de bois, etc. Dans deux ou trois ans, il y aura des Fablabs partout. Maintenant, conjuguez tous les atouts dont je viens de parler nous parlons alors d'un monde où vous pourrez alimenter votre petite entreprise de production 3D par de l'énergie gratuite que vous aurez produite vous-même ou échangée sur Internet. Un monde dans lequel vous pourrez transporter votre produit 3D dans des véhicules électriques, qui eux-mêmes ont été alimentés par de l'énergie renouvelable. Et dans dix ans maximum, ces voitures seront sans chauffeur. Vous les réserverez sur votre mobile et elle vous localiseront toutes seules avec leur GPS… “Les jeunes semblent de moins en moins obsédés par l’idée de posséder, d’être propriétaires.” Quid du bouleversement de la société et des comportements individuels ?Deux phénomènes majeurs permettent de comprendre comment cette troisième révolution industrielle a déjà commencé à transformer les comportements. D'une part, les jeunes semblent de moins en moins obsédés par l'idée de posséder, d'être propriétaires. Une entreprise comme General Motors, aux Etats-Unis, peut légitimement s'interroger sur son avenir quand elle découvre que l'achat de voitures chez les 18-25 ans aux Etats-Unis est en chute libre. Le second changement, c'est que, demain, dans une société d'abondance, le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier. Et cette mutation radicale commencera dès le plus jeune âge. Prenez les jouets. Aujourd'hui, ils représentent le premier contact de l'être humain avec la propriété, donc avec le capitalisme. Ce jouet que ses parents lui ont offert, l'enfant découvre que c'est le sien, pas celui de son petit copain. Et personne ne le lui conteste. Mais demain – et en fait aujourd'hui déjà dans de nombreuses familles – les parents emprunteront des jouets pour leurs enfants sur un site internet dédié ; l'enfant l'utilisera pendant quelques semaines ou quelques mois en sachant pertinemment qu'il n'en est pas le propriétaire ; et quand il s'en lassera ses parents renverront le jouet au site web pour que d'autres l'utilisent. A quoi bon garder des dizaines de jouets au grenier, n'est-ce pas ? Mais le grand bouleversement à l'œuvre dans cet exemple tout simple, ce n'est pas tant que l'enfant pourra, pendant toute sa jeunesse, profiter d'autres jouets mieux adaptés à son âge c'est le changement qui se produit dans sa tête par rapport à ce que les générations qui l'ont précédé ont connu. Il apprend en effet naturellement » que les jouets ne sont pas des objets que l'on possède mais des expériences auxquelles on accède pour un temps donné, et que l'on partage avec les autres. Il se prépare en fait, dès son plus jeune âge, à l'économie du partage qui l'attend. C'est une mutation complète de la société. J'ai presque 70 ans et je n'avais jamais, jamais anticipé qu'une chose pareille se produirait. Illustration Richard Niessen pour Télérama Mais la société occidentale – aujourd'hui attachée à un modèle vertical et hiérarchique – peut-elle s'adapter rapidement à ce modèle horizontal » ?Certains s'y mettent, en particulier dans le domaine de l'énergie. Et mieux vaut ne pas trop tarder. Car, comme je l'ai dit aux cinq plus gros groupes énergétiques allemands devant la chancelière Angela Merkel, et aux dirigeants d'EDF vous allez changer de métier ». Quand des millions d'individus produiront leur propre énergie gratuitement et l'échangeront sur Internet, ne comptez pas gagner de l'argent en fabriquant du courant électrique votre job, ce sera de gérer le Big Data de l'énergie pour faciliter la circulation des flux entre particuliers et entreprises. En Allemagne, le message est passé. En France, il fait son chemin… même si l'on n'est pas encore prêt à quitter la seconde révolution industrielle et son parc nucléaire. “La révolution est mondiale, et on ne mesure pas toujours l’ampleur de ses conséquences.” En fait, le changement de génération met beaucoup plus rapidement en branle ces mutations que nos systèmes politiques et économiques. Deux tiers de la génération du Millenium celle qui a eu environ 18 ans en l'an 2000 se dit favorable à l'économie du partage et la pratique déjà. Et les pays d'Asie et du Pacifique sont encore plus ouverts que les pays occidentaux sur le sujet. La révolution est mondiale, et on ne mesure pas toujours l'ampleur de ses conséquences. N'oubliez pas, par exemple, que pour chaque voiture partagée, quinze voitures sont éliminées de la chaîne de production. Or, une étude que je cite dans mon livre a montré que dans une petite ville américaine, en gérant bien le partage de voitures, vous pouvez garantir à chacun à la fois mobilité et fluidité tout en réduisant de 80% le nombre de véhicules sur la route. Il y a 1 milliard de véhicules en circulation dans le monde. Retirez 80% d'entre eux, et faites vous-mêmes le calcul. Croyez-moi, l'industrie sent déjà le vent du boulet, et elle se prépare. Et d'autres le font aussi, bien avertis de ce qu'on appelle l'effet 10% » si les géants de l'industrie classique semblent invincibles, beaucoup d'entre eux ont en effet des marges très étroites. Si 10% de leurs clients quittent le navire et basculent dans l'économie du partage, cela peut suffire à faire tomber ces industries. La société du coût marginal zéro, c'est un bienfait pour l'écologie ?C'est la meilleure arme pour aller dans le sens d'une société durable. Pour reprendre l'exemple de l'automobile, le fait que les 20% de véhicules qui resteront en usage ne brûlent qu'une énergie non polluante, gratuite et renouvelable est une excellente nouvelle pour la planète. Si on peut produire des biens et des services pour rien, cela veut dire que l'exploitation de ce que la planète peut encore nous offrir est faite avec une efficacité maximale, sans gâchis. En produisant à un coût marginal zéro et en le partageant dans une économie circulaire – outils, voitures, jouets, vêtements – nous obtenons des avantages immenses en termes de pollution et de dégradation de l'environnement ! Le changement est à la porte. Et la route la plus rapide pour basculer dans la société de l'après-gaz carbonique est sans doute l'introduction, aussi vite que possible, de l'Internet des objets. Je ne sais pas si nous y arriverons, mais je crois que si nous y allons, l'expérience qui attend l'humanité dans le siècle à venir sera beaucoup moins pénible que ce que nous voyons se profiler si nous continuons avec le système actuel. “La grande question politique des années à venir devra porter sur le problème, essentiel, de la neutralité du Web.” A l'avenir, la gestion des flux sera donc le nerf de la guerre ?Absolument. Et la grande question politique des années à venir devra porter sur le problème, essentiel, de la neutralité du Web – soit un accès libre et une gestion collective de ce dernier. Disons le clairement les grandes compagnies du câble et des télécoms, et certains géants d'Internet, remettent en question cette neutralité, voulue par l' inventeur » de la toile, Tim Berners-Lee. Quand ce dernier a imaginé le World Wide Web en 1990, il a souhaité que le système soit aussi simple d'utilisation que possible, pour que tout le monde puisse en profiter et que personne ne soit abandonné en chemin. Il a réussi, d'ailleurs que vous soyez patron ou collégien, sur le Net, tout le monde est à égalité. Mais aujourd'hui, les compagnies du câble rouspètent. Elles disent Nous avons mis beaucoup d'argent dans la mise en place des tuyaux, nous voulons gérer les flux autrement en faisant payer des tarifs différents en fonction de la qualité et des volumes des fichiers échangés. Pour nous rembourser de nos investissements, nous devrions pouvoir contrôler les données que nous récupérons, et les commercialiser ». Les cablo-opérateurs ne sont pas les seuls à vouloir le gâteau. En installant des capteurs intelligents sur leurs compteurs, par exemple, les fournisseurs d'énergie aimeraient bien faire remonter toutes les infos utiles sur les habitudes de consommation de leurs clients, et les commercialiser. C'est donc bien autour du Big Data que se joueront les profits – et les grands débats politiques – dans les prochaines décennies. Songez que Google enregistre chaque jour 6 milliards de recherches, qu'un habitant sur trois ou quatre de la planète est sur Facebook, que Twitter a 160 millions d'utilisateurs, qu'Amazon est le supermarché du monde… Comment s'assurer que ces compagnies ne séquestrent pas les infos qu'elles récupèrent à chacune de nos opérations sur le Net, comment faire en sorte qu'elles n'occupent pas de position de monopole dans leur activité ? Personne ne doit dominer outrageusement la plateforme technologique de l'Internet des objets. Les centaines de millions d'internautes que nous sommes devenus doivent s'organiser. Rien d'impossible ! Les syndicats sont bien apparus avec le début du capitalisme, parce que les individus isolés ne parvenaient pas à exiger leur part de la production… Je suspecte que, demain, de nouveaux mécanismes émergeront afin que chacun ait un droit de regard sur la façon dont les informations qu'il laisse sur le Web sont utilisées. Questions de société Entretien Économie Jeremy Rifkin Partager Contribuer Sur le même thème

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