comptine le loup on ne m aime pas du tout

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Nous allons entâmer ensemble le tour du monde du Loup, en effet Il était une fois un loup qui s'ennuyait pendant l'hiver. Il faisait trop froid et ses copains ne voulaient pas jouer avec lui. Il s'appelait Loup. Un jour, alors qu'il était assis à ne rien faire sur un tronc d'arbre, il déclara : "J Loupy es-tu ? - Le Procès du siècle, délibérations citoyennes ! Conférence - Débat Marseille 13000 Le 20/12/2021. Le Procès du siècle se tient chaque lundi soir à l’auditorium du Mucem. Conférence ludique pour enfants savants et parents pas sages, à partir de 7 ans Dans le cadre des rencontres Le Procès du siècle, délibérations citoyennes ! et de la Meilleur Site De Rencontre Pour Ado. Le deal à ne pas rater Cartes Pokémon Japon le display Pokémon Go de retour en stock sur ... Voir le deal * Votre Identité } Fiche de Présentation Présentations Validées 2 participantsAuteurMessageJane Roasenberg5e année ~ Poufsouffle } Nombre de messages 6Age 32Date d'inscription 19/08/2008Sujet Mar 19 Aoû - 1642 .QUELQUES RPGS .1° CREPUSCULELe crépuscule teintait à peine le ciel nacré de brume lorsque notre demoiselle s'imisça au détour du feuillage foisonnant. Le parc de Poudlard semblait bien éveillé, chuchotant de mille voix les secrets microscopiques de Dame Nature. Jane releva son chemisier de flanelle blanche sur ses épaules dénudées. Il y'avait cela de plaisant aux vacances ... On pouvait se vêtir selon nos choix. Bye bye l'uniforme et bonjour aux couleurs et motifs orientaux. L'extravaguance ... Telle devait, semblait il, être la règle d'or en cette fin de vacances. Jane esquissa l'ombre d'un sourire, parcourant de ses yeux mordorés les tapis de fleurs qui embaumaient le miel et le parfum de songes. L'été ... Ah qu'il faisait bon en ce début de soirée. Le soleil entammait tout juste sa course vers l'Orient, tandis que Dame Lune devait attendre patiemment le début de son règne. Jane se mit à chantonner. Tout se prêter à la gaieté, l'insousciance ...*Je miamerais bien une Barbe à Papa moi ...*Hélas, pas de barbe à papa à l'horizon. Jane réprima cette envie, impulsive. Arf la barbe à papa, c'est comme le chocolat ... Quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas de bonne grâce!Il faisait chaud et Jane avait résolu de faire trempette dans le lac du château. Les rives étaient désertées à cette heure. Le cadran solaire indiquait 18 heures. Elle ne disposait plus que d'une heure, le couvre feu étant à 19 heures. Les berges étaient tamisées de gazon, de reflets solaires, d'une brise légère ... Un vrai décor de carte postale. Notre petite Jane s'étendit donc sur l'herbe grasse, les yeux mi clos, savourant ce début d'été à plein poumons. Nootre fillette laissa chavirer se spetons dans l'eau tiède. La légende contait qu'un gigantesque calamar, créature abyssale, avait élu résidence dans les profondeurs. On racontait aussi que le lac passait également sous les fondations du chateau. Jane était fascinée par ses croyances superstitieuses. On ne connaitrait jamais le fin mot de l'histoire et aprés ... Des bruits de pas l'interrompirent, coupant court à ses pensées vaguabondes ...2° DOUCE SOIREELe crépuscule teintait à peine le ciel nacré de brume lorsque notre demoiselle revêtit une robe de sombre velours, cadeau de son paternel. Un hibou hululait dans le lointain, écorchant ainsi le silence noctambule qui beignait le château. conduit ses membres engourdis par la fatigue en direction de la lucarne qui scindait le mur de pierres noircies. Accoudée de cette manière, notre demoiselle pouvait entrevoir la cîme des hauts feuillages, le murmure du lac endormi, les parterres de fleurs éclos ... Dame Nature semblait s'assoupir au rythme des vaguelettes qui venaient s'échouer sur les rives du lac. Un parfum de songe, éphémère, embaumait l'air. Jane gonfla ses poumons, expirant sa fatigue au travers de ses lèvres gercées. Murmurant une douce comptine, notre fillette releva ses longs cheveux mordorés, d'une main guantée de blanc, évasive. Le château était déserté à cette heure tardive. Chacun avait gagné son dortoir, selon le reglement. Le couvre feu ne tarderait guère. Il était bientôt onze neuf heures. Dans une demi heure, tous ronfleraient, les poings fermés. Jane enfila une paire de pantoufle à la hâte, avant de dévaler les escaliers de marbre blanc, déambulant ainsi de corridors en corridors. En ce début de soirée, Jane ressentait le besoin de s'exiler, de naviguer hors du connu ... Peut être même de venir s'échouer dans un recoin de la salle des trophés. Jane esquissa l'ombre d'un sourire. La fenêtre était entrouverte et ce fut avec délicatesse qu'elle la clos de nouveau. Lasse, épuisée, Jane vint s'asseoir sur les contours d'un banc décrépi, abandonné là depuis nombre d'années ... Qui avait bien pu s'asseoir là avant elle ... Combien d efantôme avait traversé cet obstacle taillé de bois ... Quel en été l'artisan ... Autant de questions saugrenues, sans queue ni tête que notre fillette se répétaient, comme de coutume. Jane soupira. Il était encore loin le temps des cerises ... Qu'importe! Les saisons se succédaient, les unes aprés les autres, sans bel élément pour les distinguer ... Excepté le rire de son amie Gin' et l'immagination sans détours de sa comparse Lulu bien entendu ... Rien n'égalait la fraîcheur de l'enfance pour égayer les songes de notre adolescente. Jane se surprit à balancer ses jambes d'avant en arrière, distraite. D'un élan, elle les envoya promener contre un trophé de bronze qui vascilla dangereusement. Des bruits de pas résonnèrent non loin d elà, elle en était certaine désormais ... Jane souffla la bougie qu'elle venait d'allumer, plongeant la pièce dans une pénombre difficilement sondable. La porte grinça, s'entrebaillant légèrement ... Jane retint son souffle, saccadé ... Les contours d'une silhouette se dessinèrent alors ... Dehors, la lune diffusait son pâle halo de lueur blanchâtre ... Jane poussa un cri de surprise avant de plaquer sa main devant sa bouche ...Le cri avait été contenu in extremis. Se laisser aller à de semblables exclamations n’étaient guère recommandé lorsqu’on se trouvait à des mille de sa salle commune. Jane, bien qu’encore loin des rivages de la raison, avait toujours été une demoiselle des plus sages. Elle comprenait toute situation insolite d’un battement de cil et avait appris, avec l’âge, à anticiper de pareilles rencontres. Une silhouette se mouvait derrière la porte, certes, mais rien ne laissait croire que ce fut celle d’un membre du personnel. Quoique la silhouette fût haute, Jane considéra que cela n’avait rien d’anormal. Ce devait être dû à la lueur de la lune qui projetait des silhouettes difformes sur le mur de pierres noircies, telles des ombres chinoises. Notre demoiselle inspira profondément … Quand bien même ces contours inconnus auraient appartenus à un préfet quelconque, cela n’aurait guère été un problème pour Jane qui comptait deux de ses meilleures amies chez les préfets. Après tout … Que risquait elle sinon une heure de retenue barbante … Mais la peur de se faire disputer céda la place à de nouvelles anxiétés. L’élève en question lui demanderait certainement des comptes … Bien entendu, elle n’était point obligée de répondre mais cela paraîtrait sans doute louche. Et comment expliqué ce désir de solitude qu’elle avait ressentit en ce début de soirée et qui lui nouait désormais les entrailles, tel un étau d’acier au creux de son ventre ? Non, cela semblerait tout autant bizarre pour quiconque connaissait la bonne humeur et l’esprit de camaraderie de notre fillette … Mais alors quoi … Sans doute aurait elle du songer à se cacher mais elle n’en fit rien, bien trop perplexe pour permettre à ses membres endoloris le moindre bout de quelques instants, la porte bascula tout à fait et Jane cru distinguer la carrure masculine d’un élève de son âge, du moins guère plus âgé. La présence se fit sentir, imposante, dans cette pièce sombre et silencieuse. La silhouette s’immergea un peu plus dans les lieux avant de clore la porte dans un claquement insonore. Désormais, ils étaient deux dans ce recoin exilé … Elle qui souhaitait être seule, c’était manqué. Notre petite fille se surprit à s’imaginer pour quelles diverses raisons cette autre personne pouvait elle se trouver là … Comme de coutume, sa curiosité l’emportait encore loin des sentiers battus … La salle des trophées n’était pourtant pas le lieu le plus fréquenté de Poudlard, loin s’en fallait. Enfin, ce n’était pas plus son problème que la calvitie du vieux Flitwick et Jane prit parti de se taire. La grande horloge du château sonna neuf heures dans le lointain. Un bruissement agita quelques instants les feuillages et la lucarne entrouverte claqua de nouveau. Jane s’empressa d’en condamner l’accès à l’aide d’une poutre de bois qui traînait à ses pieds. Une fois le tour accompli, celle-ci se hissa sur la pointe des pieds, découvrant de ses grands yeux mordorés l’inconnu qui se trouvait désormais face à elle. C’était un garçon d’environ dix sept ans, à peine plus âgé qu’elle. Il arborait les couleurs de Poufsouffle, du moins fut ce ce qu’elle cru entrevoir dans la pénombre qui s’estompait peu à peu. Il aurait surement brisé bien des cœurs s’il n’affichait sans cesse ce regard étrange qui décourageait d’avance les plus audacieux. Jane ne connaissait point son nom, bien qu’elle l’ait déjà croisé quelques fois sans le remarquer vraiment … Ce fut d’une voix évasive qu’il s’excusa d’un mot. Notre demoiselle hocha la tête, quelque peu égarée par cette drôle de rencontre … RoasenbergPRENOM ~~> JaneAGE ~~> 15 AnsANNEE ~~> 5EmeDATE DE NAISSANCE ~~> Le 25 NovembreLIEU DE NAISSANCE ~~> Londres-Royaume-UnisORIGINE ~~> Sang-PurPHYSIQUE ~~>Voici un portrait de moi. Il date de l’année dernière. Oh, je n’ai guère changé depuis le mois de Mai. De toute façon, maman dit que je ne grandirai plus. Sorcière, plus d’excuse pour la soupe !Eh oui … Je suis plutôt mignonne. Non, vous m’aviez promis … Pas ordinaire ! Enfin si, peut être un poil mais rien de méchant. Comme beaucoup de demoiselles, je traite mes boutons d’acné en grimaçant, j’ai les épaules légèrement recourbées, un nez trop long à mon goût et un teint couleur papier chiotte. Je suis plus blanche qu’un cachet d’aspirine. Quand j’étais petite, ma mère me tartinait d’onguents magiques pour brunir ma peau du nord. Mais avec l’âge, elles perdent de leur efficacité. Mais on s’y fait à la longue. Les garçons ont grandis eux aussi et ils ne m’appellent plus grande perche en me désignant du doigt dans les escaliers. Et oui … Je ne suis pas miraculée et je vis le lot de tous mes camarades. Enfin, excepté les grosses dindes qui se pavanent avec leurs cheveux couleur de blé. Ce qu’elles peuvent m’agacer. Pour sur, elles ne sont pas ordinaires celles-ci. En revanche, j’ai un regard qui tue. Pour de bon, ce ne sont pas des blagues. A croire que Dany Brillant chantait pour moi … Non je plaisante … J’ai donc de beaux yeux sombres, légèrement bridés qui donnent à mon regard une ampleur dimensionnelle. Surtout quand je les cerne de noir. Papa n’aime pas que je me maquille. Il dit que ce n’est pas de mon âge. Attendez j’ai quinze ans quoi … Toutes mes copines se maquillent. Pfff … Comment je peux leur expliquer ça moi. Remarquez, vu comme je gigote tout le temps, ça ne tiendrait pas. Je cours de kilomètres et bam je transpire, fond de teint foutu. Je bois un grand coup de citrouille et boum, fini le rouge à lèvre. Et encore, je ne vous parle pas du mascara lorsque je me ramasse dans l’escalier et que je finis en larmes chez l’infirmière. En somme, je préfère aérer un peu mon beau visage de princesse ~~>Et voila c’est reparti … Qu’est ce que c’est que ces questions malvenues … Bon après tout pourquoi pas, mais laissez moi vous dire que vous êtes un bien drôle de lecteur et que vous seriez plus satisfait d’une interview du prince toujours été capricieuse et légèrement décalée quant au reste du monde. De plus, ce qui ne gâche rien au spectacle, j’étais très bonne comédienne. Je suis certaine que ma mère se ferrait un plaisir de vous conter mes scènes larmoyantes. Au final, je puis vous dire que j’obtenais régulièrement gain de cause. Il y’a autre chose que vous devez savoir sur moi … Non seulement je suis une petite fille comme les autres, mais en plus de cela j’ai horreur de me sentir ordinaire. Je rêve bien volontiers de mon nom écrit dans les livres d’histoires, ou bien encore de ce beau navire drapé de noir dont je vous causais tout à l’heure. Je m’imagine corsaire ou vagabond, princesse ou Charlemagne. Tout ce que vous voulez tant que ce n’est pas à la portée des autres enfants de mon âge. C’est aussi pour cette raison que je choisis Etude des moldus comme option, lorsque tous mes autres camarades se rendirent en classe de divination ou d’arithmancie. Résultat des courses … Nous ne sommes que trois pingouins durant ces heures ! Outre mon fichu caractère, je suis débordante de vitalité et de curiosité. Pour moi, la vie c’est comme un gros gâteau au chocolat. On se régale du début à la fin … Mourir d’une indigestion, ne serrait ce pas le rêve ?!Je suis également une grande sportive et véritable amatrice des jeux olympiques moldus. J’aime particulièrement ce qui a trait à la mer. L’été dernier, j’ai fait un stage de planche à voile, et croyez moi bande de gras du bide, on force sur les bras. Je suis aussi une camarade drôle et pleine d’une imagination débordante. Lorsque nous n’étions encore que des petits bébés de première année, nous nous rassemblions dans le dortoir afin de laisser libre court à notre imagination. J’inventer alors des contes merveilleux des quatre coins du monde, mimant la baleine bleue tout en gonflant mes joues rosées. Outre cela, je suis dotée d’un sens de l’équité, de la justice et de la tolérance qui ne se compte plus en bornes … Par contre je vous ai pas dit … J’ai une grave maladie Roulements de tambour … J’ai la bougeotte en permanence ! Rires … Sisi c’était drôle.HISTOIRE ~~>Bonjour à vous, cher lecteur. Mon nom est Jane Roasenberg. S’il peut vous paraître incongrue à vous, français, il semble des plus ordinaires dans mon pays natal, l’ prénom ordinaire pour une fillette des plus ordinaires en somme. Je vis en plein cœur de Londres, dans une modeste villa, prés du quartier latin. Je manie parfaitement le français, du moins à l’oral, parce qu’avec toutes ces conjugaisons … Je soufflerai mes quinze bougies le mois prochain. Autant vous dire que les préparatifs vont bon train … Quinze ans, ce n’est pas rien après tout … On quitte les douceurs de son âge pour gravir le sentier rugueux de l’adolescence … La belle affaire !Je suis fille unique mais il y’a toujours une bonne dizaine d’enfants à la maison. Laissez-moi-vous éclairer. Ma mère, Holly, est nourrice à mi temps. De plus, ma tante est une vraie pouponnière qui habite la ruelle qui fait l’angle … Donc les biberons valsent chaque matin, au lever du jour. Pas idéal pour faire la grasse mat’ mais à dire vrai je m’en réjouis plutôt. Mon père quant à lui tient un modeste commerce sur le Chemin De Traverse. On le surnomme joyeusement Gray le cuistot parce qu’il passe la majeur partie de son temps à mijoter de drôles de potions dans une marmite d’eau on me demande ce que je suis … Je ne saisis pas toujours le sens de cette question. Un jour, Oncle Jonhatan m’a expliqué que nombre de sorciers attribuaient de l’importance à ce qu’ils appellent la pureté de l’ascendance. Rendez vous compte … Je pensais que de nos jours, on ne s’arrêtait plus à de telles broutilles mais il paraît au contraire que cela doit être spécifié sur votre carte d’identité … Allons donc ! Je ne sais jamais vraiment que répondre … Je ne suis pas un crackmol, dieu merci, ni d’origine moldue puisque mes deux parents sont des sorciers … Cependant, mes grand parents du côté maternel n’étaient que simples moldus aristocratiques. Ils ont déshérité leur fille lorsqu’ils l’ont su ces bougres … Enfin bon, on s’égare … Où en étions nous ? Ah oui, mon enfance … Ce fut une enfance des plus ordinaires et je vécus les douceurs de mon âge sans trop de soucis … Quoique … Il y’a bien Baluchon, mon chimpanzé, importé des Indes par mon adorables cousin Louis, qui mourut prématurément. Et puis, si je me souviens bien, mémé Rose m’obligea à porter ces affreuses lunettes rondes durant mes deux premières années d’école. Sans compter mon dictateur de père qui me forçait à ranger ma chambre tous les lundis sans faute … Mais si on y réfléchit à deux fois, on s’apercevra sans mal que je fus une drôle de fillette bien tranquille dans son petit nid douillet. Je ne connus pas même le moindre bout d’un enterrement ou d’une séparation … Parfois, je me surprenais à échafauder des plans machiavéliques pour faire en sorte que ma vie soit plus attrayante. Je m’imaginais alors corsaire, à bord d’un beau navire drapé de noir. J’ai toujours aimé la mer. Quand j’étais plus jeune, nous partions chaque été en vacances, dans le sud de la France. L’eau y est plus chaude qu’en Angleterre, pour sûr. Nous dormions dans une cahute de pêcheur, chez mon oncle Sam, et sa française de femme, Alyson. J’étais même là pour le baptême du petiot, Oliver. Lorsqu’il était né, la légende raconte que le marmot avait les pieds palmés et que son père s’était écrié, levant les mains au ciel "Tonnerre de Brest … Il mourra en loup de mer … C’est écrit …"Personne n’y croyait vraiment mais tous faisaient mine de s’extasier devant les pieds tordus du nourrisson. Moi je rigolais bien tout de même. A l’école, c’était autre chose, ah ça oui. Je n’ai jamais été une lumière mais il y’eut des fois où mes instituteurs s’arrachaient littéralement leurs beau duvet grisonnants. Enfin bon, j’aimais lire, ce qui me maintenait tout juste en dessous de la moyenne. Pas de quoi en faire un fromage. Bien que mes bulletins scolaires ne soient pas brillantissimes, je me plaisais tout de même beaucoup dans ma nouvelle école. Le château m’apportait ce petit renouveau qui m’avait jusque là bien manqué. Je passais la plupart de mes vacances auprès de mes parents et des petits geignards, en vadrouille dans le salon. Vraiment … Je ne vois pas en quoi cela peut vous intéresser mais bon, puisque vous insistez, laissez moi continuer …Côté relationnel, je n’ai jamais eu de grands problème. Le temps était au beau fixe. J’étais une camarade extravagante et pleine de vie. En somme je n’eus guère d’ennuis avec mes petits compagnons ces quatre premières années. Je me souviens même de quelques flirts à l’occasion. Comme la plupart des filles de mon âge, je ressemblais plus à un pigeon qu’à une tourterelle avec mes longs cheveux filasses, mes quelques boutons d’acné et mes trois kilos en trop. Cependant, je ne m’en plaignais point, considérant la chance que j’avais que le sort ne m’ai point doté d’un corps de dinde. Si si, regardez bien … Il y’en a beaucoup qui se ballade dans les couloirs du château. De plus, j’avais, puis je m’admirer un poil s’il vous plaît, un magnifique regard sombre, débordant de caractère. C’était tout moi, et ce, en un seul battement des ma quatrième année, il y’eut du relâchement. La crise d’adolescence comme me le fis sagement remarquer ma mère dans chacune de ses lettres. Elle a parfois le don de m’agacer, comme beaucoup de mères semble t’il !Je manquai les cours plus souvent que de raisons, devenant de moins en moins assidue, sans qu’il n’y ait rien d’alarmant cependant. Je me disputais aussi un peu avec mon ami Raoul et perdit une belle somme en jouant à saute dragon avec des trolls. Je me repris tout juste en fin d’année et passai en cinquième année, au grand soulagement de mes voili voilo … Me revoilà sur scène … La vie plate et monotone de Melle Jane Roasenberg n’a pas fini de vous barber … A la prochaine!PARTICULARITES ~~> Un goût prononçé pour les ~~> Gentillesse, Douceur, Immagination, Drôle, ~~> Tête de mule, Gourmande, PREFEREE ~~> AstronomieMATIERE DETESTEE ~~> Métamorphose. VOUS .PRENOM ~~> LouAGE ~~> 18 AnsOU AVEZ VOUS CONNU LE FOFO ~~> Via un Top SitesCOMMENT LE TROUVEZ VOUS ~~> Cool ... AVATAR ~~> Hayden PannetièreCODE ~~> NOTE RP ~~> Hum ... Je dirais 6/10 ...Je me suis permise quelques pitits rajouts vis à vis de la fiche modèle ... Veuillez m'excuser. Je m'empresse de les ôter si cela ne vous convient pas ... Dernière édition par Jane Roasenberg le Mar 19 Aoû - 1652, édité 1 fois Taylor A. Hitchcock Sweet Administrator. » Nombre de messages 44Age 27Localisation Hup Maison SerdaigleAnnée 7e annéeDate d'inscription 03/04/2008& More }{ SANG Sang Pur{ RELATIONS { PARTICULARITES Sujet Re Mar 19 Aoû - 1647 Bienvenue ! Don't Worry, Be Happy. J'empêche personne d'arranger sa fiche comme il veut, il faut juste avoir le principal =P Ta fiche est très bien & je pense que tout y part un seul truc Le code du règlement ! ^^Sinon, tu as une préférence pour ta maison ?_________________ LA HAINE n'est que le Résultat de notre indifférence. * } Jane Roasenberg5e année ~ Poufsouffle } Nombre de messages 6Age 32Date d'inscription 19/08/2008Sujet Re Mar 19 Aoû - 1654 Merci pour ce bel acceuil ... J'ai rectifié mes erreurs En ce qui concerne mon appartenance à une maison, je vous laisse le soin de choisir pour moi ... Taylor A. Hitchcock Sweet Administrator. » Nombre de messages 44Age 27Localisation Hup Maison SerdaigleAnnée 7e annéeDate d'inscription 03/04/2008& More }{ SANG Sang Pur{ RELATIONS { PARTICULARITES Sujet Re Mar 19 Aoû - 1655 Le code est correct, je ta maison, j'hésite entre Poufsouffle & Gryffondor, mais je pense que tu serais mieux à ca ne te convient pas, n'hésite pas à le dire _________________ LA HAINE n'est que le Résultat de notre indifférence. * } Jane Roasenberg5e année ~ Poufsouffle } Nombre de messages 6Age 32Date d'inscription 19/08/2008Sujet Re Mar 19 Aoû - 1658 Va pour Poufsouffle ... No soucis Taylor A. Hitchcock Sweet Administrator. » Nombre de messages 44Age 27Localisation Hup Maison SerdaigleAnnée 7e annéeDate d'inscription 03/04/2008& More }{ SANG Sang Pur{ RELATIONS { PARTICULARITES Sujet Re Mar 19 Aoû - 1707 Tant mieux, donc LA HAINE n'est que le Résultat de notre indifférence. * } Contenu sponsoriséSujet Re Page 1 sur 1Permission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum * Votre Identité } Fiche de Présentation Présentations ValidéesSauter vers ACTE IIIModifier Scène premièreModifier LÉLIO, ARLEQUIN ARLEQUIN entre pleurant. Hi ! hi ! hi ! hi ! LÉLIO Dis-moi donc pourquoi tu pleures ; je veux le savoir absolument. ARLEQUIN, plus fort. Hi ! hi ! hi ! hi ! LÉLIO Mais quel est le sujet de ton affliction ? ARLEQUIN Ah ! Monsieur, voilà qui est fini ; je ne serai plus gaillard. LÉLIO Pourquoi ? ARLEQUIN Faute d’avoir envie de rire. LÉLIO Et d’où vient que tu n’as plus envie de rire, imbécile ? ARLEQUIN À cause de ma tristesse. LÉLIO Je te demande ce qui te rend triste. ARLEQUIN C’est un grand chagrin, Monsieur. LÉLIO Il ne rira plus parce qu’il est triste, et il est triste à cause d’un grand chagrin. Te plaira-t-il de t’expliquer mieux ? Sais-tu bien que je me fâcherai à la fin ? ARLEQUIN Hélas ! je vous dis la vérité. Il soupire. LÉLIO Tu me la dis si sottement, que je n’y comprends rien ; t’a-t-on fait du mal ? ARLEQUIN Beaucoup de mal. LÉLIO Est-ce qu’on t’a battu ? ARLEQUIN Pû ! bien pis que tout, cela, ma foi. LÉLIO Bien pis que tout cela ? ARLEQUIN Oui ; quand un pauvre homme perd de l’or, il faut qu’il meure ; et je mourrai aussi, je n’y manquerai pas. LÉLIO Que veut dire de l’or ? ARLEQUIN De l’or du Pérou ; voilà comme on dit qu’il s’appelle. LÉLIO Est-ce que tu en avais ? ARLEQUIN Eh ! vraiment oui ; voilà mon affaire. Je n’en ai plus, je pleure ; quand j’en avais, j’étais bien aise. LÉLIO Qui est-ce qui te l’avait donné, cet or ? ARLEQUIN C’est Monsieur le Chevalier qui m’avait fait présent de cet échantillon-là. LÉLIO De quel échantillon ? ARLEQUIN Eh ! je vous le dis. LÉLIO Quelle patience il faut avoir avec ce nigaud-là ! Sachons pourtant ce que c’est. Arlequin, fais trêve à tes larmes. Si tu te plains de quelqu’un, j’y mettrai ordre ; mais éclaircis-moi la chose. Tu me parles d’un or du Pérou, après cela d’un échantillon je ne t’entends point ; réponds-moi précisément ; le Chevalier t’a-t-il donné de l’or ? ARLEQUIN Pas à moi ; mais il l’avait donné devant moi à Trivelin pour me le rendre en main propre ; mais cette main propre n’en a point tâté ; le fripon a tout gardé dans la sienne, qui n’était pas plus propre que la mienne. LÉLIO Cet or était-il en quantité ? Combien de louis y avait-il ? ARLEQUIN Peut-être quarante ou cinquante ; je ne les ai pas comptés. LÉLIO Quarante ou cinquante ! Et pourquoi le Chevalier te faisait-il ce présent-là ? ARLEQUIN Parce que je lui avais demandé un échantillon. LÉLIO Encore ton échantillon ! ARLEQUIN Eh ! vraiment oui ; Monsieur le Chevalier en avait aussi donné à Trivelin. LÉLIO Je ne saurais débrouiller ce qu’il veut dire ; il y a cependant quelque chose là-dedans qui peut me regarder. Réponds-moi avais-tu rendu au Chevalier quelque service qui l’engageât à te récompenser. ARLEQUIN Non ; mais j’étais jaloux de ce qu’il aimait Trivelin, de ce qu’il avait charmé son cœur et mis de l’or dans sa bourse ; et moi, je voulais aussi avoir le cœur charmé et la bourse pleine. LÉLIO Quel étrange galimatias me fais-tu là ? ARLEQUIN Il n’y a pourtant rien de plus vrai que tout cela. LÉLIO Quel rapport y a-t-il entre le cœur de Trivelin et le Chevalier ? Le Chevalier a-t-il de si grands charmes ? Tu parles de lui comme d’une femme. ARLEQUIN Tant y a qu’il est ravissant, et qu’il fera aussi rafle de votre cœur, quand vous le connaîtrez. Allez, pour voir, lui dire je vous connais et je garderai le secret. Vous verrez si ce n’est pas un échantillon qui vous viendra sur-le-champ, et vous me direz si je suis fou. LÉLIO Je n’y comprends rien. Mais qui est-il, le Chevalier ? ARLEQUIN Voilà justement le secret qui fait avoir un présent, quand on le garde. LÉLIO Je prétends que tu me le dises, moi. ARLEQUIN Vous me ruineriez, Monsieur, il ne me donnerait plus rien, ce charmant petit semblant d’homme, et je l’aime trop pour le fâcher. LÉLIO Ce petit semblant d’homme ! Que veut-il dire ? et que signifie son transport ? En quoi le trouves-tu donc plus charmant qu’un autre ? ARLEQUIN Ah ! Monsieur, on ne voit point d’hommes comme lui ; il n’y en a point dans le monde ; c’est folie que d’en chercher ; mais sa mascarade empêche de voir cela. LÉLIO Sa mascarade ! Ce qu’il me dit là me fait naître une pensée que toutes mes réflexions fortifient ; le Chevalier a de certains traits, un certain minois… Mais voici Trivelin ; je veux le forcer à me dire la vérité, s’il la sait ; j’en tirerai meilleure raison que de ce butor-là. À Arlequin. Va-t’en ; je tâcherai de te faire ravoir ton argent. Arlequin part en lui baisant la main et se plaignant. Scène IIModifier LÉLIO, TRIVELIN TRIVELIN entre en rêvant, et, voyant Lélio, il dit. Voici ma mauvaise paye ; la physionomie de cet homme-là m’est devenue fâcheuse ; promenons-nous d’un autre côté. LÉLIO l’appelle. Trivelin, je voudrais bien te parler. TRIVELIN À moi, Monsieur ? Ne pourriez-vous pas remettre cela ? J’ai actuellement un mal de tête qui ne me permet de conversation avec personne. LÉLIO Bon, bon ! c’est bien à toi à prendre garde à un petit mal de tête, approche. TRIVELIN Je n’ai, ma foi, rien de nouveau à vous apprendre, au moins. LÉLIO va à lui, et le prenant par le bras. Viens donc. TRIVELIN Eh bien, de quoi s’agit-il ? Vous reprocheriez-vous la récompense que vous m’avez donnée tantôt ? Je n’ai jamais vu de bienfait dans ce goût-là ; voulez-vous rayer ce petit trait-là de votre vie ? tenez, ce n’est qu’une vétille, mais les vétilles gâtent tout. LÉLIO Écoute, ton verbiage me déplaît. TRIVELIN Je vous disais bien que je n’étais pas en état de paraître en compagnie. LÉLIO Et je veux que tu répondes positivement à ce que je te demanderai ; je réglerai mon procédé sur le tien. TRIVELIN Le vôtre sera donc court ; car le mien sera bref. Je n’ai vaillant qu’une réplique, qui est que je ne sais rien ; vous voyez bien que je ne vous ruinerai pas en interrogations. LÉLIO Si tu me dis la vérité, tu n’en seras pas fâché. TRIVELIN Sauriez-vous encore quelques coups de bâton à m’épargner ? LÉLIO, fièrement. Finissons. TRIVELIN, s’en allant. J’obéis. LÉLIO Où vas-tu ? TRIVELIN Pour finir une conversation, il n’y a rien de mieux que de la laisser là ; c’est le plus court, ce me semble. LÉLIO Tu m’impatientes, et je commence à me fâcher ; tiens-toi là ; écoute, et me réponds. TRIVELIN, à part. À qui en a ce diable d’homme-là ? LÉLIO Je crois que tu jures entre tes dents ? TRIVELIN Cela m’arrive quelquefois par distraction. LÉLIO Crois-moi, traitons avec douceur ensemble, Trivelin, je t’en prie. TRIVELIN Oui-da, comme il convient à d’honnêtes gens. LÉLIO Y a-t-il longtemps que tu connais le Chevalier ? TRIVELIN Non, c’est une nouvelle connaissance ; la vôtre et la mienne sont de la même date. LÉLIO Sais-tu qui il est ? TRIVELIN Il se dit cadet d’un aîné gentilhomme ; mais les titres, de cet aîné, je ne les ai point vus ; si je les vois jamais, je vous en promets copie. LÉLIO Parle-moi à cœur ouvert. TRIVELIN Je vous la promets, vous dis-je, je vous en donne ma parole ; il n’y a point de sûreté de cette force-là nulle part. LÉLIO Tu me caches la vérité ; le nom de Chevalier qu’il porte n’est qu’un faux nom. TRIVELIN Serait-il l’aîné de sa famille ? Je l’ai cru réduit à une légitime ; voyez ce que c’est ! LÉLIO Tu bats la campagne ; ce Chevalier mal nommé, avoue-moi que tu l’aimes. TRIVELIN Eh ! je l’aime par la règle générale qu’il faut aimer tout le monde ; voilà ce qui le tire d’affaire auprès de moi. LÉLIO Tu t’y ranges avec plaisir, à cette règle-là. TRIVELIN Ma foi, Monsieur, vous vous trompez, rien ne me coûte tant que mes devoirs ; plein de courage pour les vertus inutiles, je suis d’une tiédeur pour les nécessaires qui passe l’imagination ; qu’est-ce que c’est que nous ! N’êtes-vous pas comme moi, Monsieur ? LÉLIO, avec dépit. Fourbe ! tu as de l’amour pour ce faux Chevalier. TRIVELIN Doucement, Monsieur ; diantre ! ceci est sérieux. LÉLIO Tu sais quel est son sexe. TRIVELIN Expliquons-nous. De sexes, je n’en connais que deux l’un qui se dit raisonnable, l’autre qui nous prouve que cela n’est pas vrai ; duquel des deux le Chevalier est-il ? LÉLIO, le prenant par le bouton. Puisque tu m’y forces, ne perds rien de ce que je vais te dire. Je te ferai périr sous le bâton si tu me joues davantage ; m’entends-tu ? TRIVELIN Vous êtes clair. LÉLIO Ne m’irrite point ; j’ai dans cette affaire-ci un intérêt de la dernière conséquence ; il y va de ma fortune ; et tu parleras, ou je te tue. TRIVELIN Vous me tuerez si je ne parle ? Hélas ! Monsieur, si les babillards ne mouraient point, je serais éternel, ou personne ne le serait. LÉLIO Parle donc. TRIVELIN Donnez-moi un sujet ; quelque petit qu’il soit, je m’en contente, et j’entre en matière. LÉLIO, tirant son épée. Ah ! tu ne veux pas ! Voici qui te rendra plus docile. TRIVELIN, faisant l’effrayé. Fi donc ! Savez-vous bien que vous me feriez peur, sans votre physionomie d’honnête homme ? LÉLIO, le que tu es ! TRIVELIN C’est mon habit qui est un coquin ; pour moi, je suis un brave homme, mais avec cet équipage-là, on a de la probité en pure perte ; cela ne fait ni honneur ni profit. LÉLIO, remettant son je tâcherai de me passer de l’aveu que je te demandais ; mais je te retrouverai, et tu me répondras de ce qui m’arrivera de fâcheux. TRIVELIN En quelque endroit que nous nous rencontrions, Monsieur, je sais ôter mon chapeau de bonne grâce, je vous en garantis la preuve, et vous serez content de moi. LÉLIO, en colère. Retire-toi. TRIVELIN, s’en allant. Il y a une heure que je vous l’ai proposé. Scène IIIModifier LE CHEVALIER, LÉLIO, rêveur. LE CHEVALIER Eh bien ! mon ami, la Comtesse écrit actuellement des lettres pour Paris ; elle descendra bientôt, et veut se promener avec moi, m’a-t-elle dit. Sur cela, je viens t’avertir de ne nous pas interrompre quand nous serons ensemble, et d’aller bouder d’un autre côté, comme il appartient à un jaloux. Dans cette conversation-ci, je vais mettre la dernière main à notre grand œuvre, et achever de la résoudre. Mais je voudrais que toutes tes espérances fussent remplies, et j’ai songé à une chose le dédit que tu as d’elle est-il bon ? Il y a des dédits mal conçus et qui ne servent de rien ; montre-moi le tien, je m’y connais, en cas qu’il y manquât quelque chose, on pourrait prendre des mesures. LÉLIO, à de le démasquer si mes soupçons sont justes. LE CHEVALIER Réponds-moi donc ; à qui en as-tu ? LÉLIO Je n’ai point le dédit sur moi ; mais parlons d’autre chose. LE CHEVALIER Qu’y a-t-il de nouveau ? Songes-tu encore à me faire épouser quelque autre femme avec la Comtesse ? LÉLIO Non ; je pense à quelque chose de plus sérieux ; je veux me couper la gorge. LE CHEVALIER Diantre ! quand tu te mêles du sérieux, tu le traites à fond ; et que t’a fait ta gorge pour la couper ? LÉLIO Point de plaisanterie. LE CHEVALIER, à part. Arlequin aurait-il parlé ! À Lélio. Si ta résolution tient, tu me feras ton légataire, peut-être ? LÉLIO Vous serez de la partie dont je parle. LE CHEVALIER Moi ! je n’ai rien à reprocher à ma gorge, et sans vanité je suis content d’elle. LÉLIO Et moi, je ne suis point content de vous, et c’est avec vous que je veux m’égorger. LE CHEVALIER Avec moi ? LÉLIO Vous même. LE CHEVALIER, riant et le poussant de la main. Ah ! ah ! ah ! ah ! Va te mettre au lit et te faire saigner, tu es malade. LÉLIO Suivez-moi. LE CHEVALIER, lui tâtant le pouls. Voilà un pouls qui dénote un transport au cerveau ; il faut que tu aies reçu un coup de soleil. LÉLIO Point tant de raisons ; suivez-moi, vous dis-je. LE CHEVALIER Encore un coup, va te coucher, mon ami. LÉLIO Je vous regarde comme un lâche si vous ne marchez. LE CHEVALIER, avec pitié. Pauvre homme ! après ce que tu me dis là, tu es du moins heureux de n’avoir plus le bon sens. LÉLIO Oui, vous êtes aussi poltron qu’une femme. LE CHEVALIER, à part. Tenons ferme. À Lélio. Lélio, je vous crois malade ; tant pis pour vous si vous ne l’êtes pas. LÉLIO, avec vous dis que vous manquez de cœur, et qu’une quenouille siérait mieux à votre côté qu’une épée. LE CHEVALIER Avec une quenouille, mes pareils vous battraient encore. LÉLIO Oui, dans une ruelle. LE CHEVALIER Partout. Mais ma tête s’échauffe ; vérifions un peu votre état. Regardez-moi entre deux yeux ; je crains encore que ce ne soit un accès de fièvre, voyons. Lélio le regarde. Oui, vous avez quelque chose de fou dans le regard, et j’ai pu m’y tromper. Allons, allons ; mais que je sache du moins en vertu de quoi je vais vous rendre sage. LÉLIO Nous passons dans ce petit bois, je vous le dirai là. LE CHEVALIER Hâtons-nous donc. À part. S’il me voit résolue, il sera peut-être poltron. Ils marchent tous deux, quand ils sont tout près de sortir du théâtre. LÉLIO se retourne, regarde le Chevalier, et dit. Vous me suivez donc ? LE CHEVALIER Qu’appelez-vous, je vous suis ? qu’est-ce que cette réflexion-là. Est-ce qu’il vous plairait à présent de prendre le transport au cerveau pour excuse ? Oh ! il n’est-plus temps ; raisonnable ou fou ; malade ou sain, marchez ; je veux filer ma quenouille. Je vous arracherais, morbleu, d’entre les mains des médecins, voyez-vous ! Poursuivons. LÉLIO le regarde avec attention. C’est donc tout de bon ? LE CHEVALIER Ne nous amusons point, vous dis-je, vous devriez être expédié. LÉLIO, revenant au mon ami ; expliquons-nous à présent. LE CHEVALIER, lui serrant la main. Je vous regarde comme un lâche si vous hésitez davantage. LÉLIO, à part. Je me suis, ma foi, trompé ; c’est un cavalier, et des plus résolus. LE CHEVALIER, mutin. Vous êtes plus poltron qu’une femme. LÉLIO Parbleu ! Chevalier, je t’en ai cru une ; voilà la vérité. De quoi t’avises-tu aussi d’avoir un visage à toilette ? Il n’y a point de femme à qui ce visage-là n’allât comme un charme ; tu es masqué en coquette. LE CHEVALIER Masque vous-même ; vite au bois ! LÉLIO Non ; je ne voulais faire qu’une épreuve. Tu as chargé Trivelin de donner de l’argent à Arlequin, je ne sais pourquoi. LE CHEVALIER, sérieusement. Parce qu’étant seul, il m’avait entendu dire quelque chose de notre projet, qu’il pouvait rapporter à la Comtesse ; voilà pourquoi, Monsieur. LÉLIO Je ne devinais pas. Arlequin m’a tenu aussi des discours qui signifiaient que tu étais fille ; ta beauté me l’a fait d’abord soupçonner ; mais je me rends. Tu es beau, et encore plus brave ; embrassons-nous et reprenons notre intrigue. LE CHEVALIER Quand un homme comme moi est en train, il a de la peine à s’arrêter. LÉLIO Tu as encore cela de commun avec la femme. LE CHEVALIER Quoi qu’il en soit, je ne suis curieux de tuer personne ; je vous passe votre méprise ; mais elle vaut bien une excuse. LÉLIO Je suis ton serviteur, Chevalier, et je te prie d’oublier mon incartade. LE CHEVALIER Je l’oublie, et suis ravi que notre réconciliation m’épargne une affaire épineuse, et sans doute un homicide. Notre duel était positif ; et si j’en fais jamais un, il n’aura rien à démêler avec les ordonnances. LÉLIO Ce ne sera pas avec moi, je t’en assure. LE CHEVALIER Non, je te le promets. LÉLIO, lui donnant la main. Touche là ; je t’en garantis autant. Arlequin arrive et se trouve là. Scène IVModifier LE CHEVALIER, LÉLIO, ARLEQUIN ARLEQUIN Je vous demande pardon si je vous suis importun, Monsieur le Chevalier ; mais ce larron de Trivelin ne veut pas me rendre l’argent que vous lui avez donné pour moi. J’ai pourtant été bien discret. Vous m’avez ordonné de ne pas dire que vous étiez fille ; demandez à Monsieur Lélio si je lui en ai dit un mot ; il n’en sait rien, et je ne lui apprendrai jamais. LE CHEVALIER, étonné. Peste soit du faquin ! je n’y saurais plus tenir ARLEQUIN, tristement. Comment, faquin ! C’est donc comme cela que vous m’aimez ? À Lélio. Tenez, Monsieur, écoutez mes raisons ; je suis venu tantôt, que Trivelin lui disait que tu es charmante, ma poule ! Baise-moi. Non. Donne-moi donc de l’argent. Ensuite il a avancé la main pour prendre cet argent ; mais la mienne était là, et il est tombé dedans. Quand le Chevalier a vu que j’étais là mon fils, m’a-t-il dit, n’apprends pas au monde que je suis une fillette. Non, mamour ; mais donnez-moi votre cœur. Prends, a-t-elle repris. Ensuite elle a dit à Trivelin de me donner de l’or. Nous avons été boire ensemble, le cabaret en est témoin et je reviens exprès pour avoir l’or et le cœur ; et voilà qu’on m’appelle un faquin ! Le Chevalier rêve. LÉLIO Va-t’en, laisse-nous, et ne dis mot à personne. ARLEQUIN sort. Ayez donc soin de mon bien. Hé, hé, hé Scène VModifier LE CHEVALIER, LÉLIO LÉLIO Eh bien, Monsieur le duelliste, qui se battra sans blesser les ordonnances, je vous crois, mais qu’avez-vous à répondre ? LE CHEVALIER Rien ; il ne ment pas d’un mot. LÉLIO Vous voilà bien déconcertée, ma mie. LE CHEVALIER Moi, déconcertée ! pas un petit brin, grâces au ciel ; je suis une femme, et je soutiendrai mon caractère. LÉLIO Ah, ha ! il s’agit de savoir à qui vous en voulez ici. LE CHEVALIER Avouez que j’ai du guignon. J’avais bien conduit tout cela ; rendez-moi justice ; je vous ai fait peur avec mon minois de coquette ; c’est le plus plaisant. LÉLIO Venons au fait ; j’ai eu l’imprudence de vous ouvrir mon cœur. LE CHEVALIER Qu’importe ? je n’ai rien vu dedans qui me fasse envie. LÉLIO Vous savez mes projets. LE CHEVALIER Qui n’avaient pas besoin d’un confident comme moi ; n’est-il pas vrai ? LÉLIO Je l’avoue. LE CHEVALIER Ils sont pourtant beaux ! J’aime surtout cet ermitage et cette laideur immanquable dont vous gratifierez votre épouse quinze jours après votre mariage ; il n’y a rien de tel. LÉLIO Votre mémoire est fidèle ; mais passons. Qui êtes-vous ? LE CHEVALIER Je suis fille, assez jolie, comme vous voyez, et dont les agréments seront de quelque durée, si je trouve un mari qui me sauve le désert et le terme des quinze jours ; voilà ce que je suis, et, par-dessus le marché, presque aussi méchante que vous. LÉLIO Oh ! pour celui-là, je vous le cède. LE CHEVALIER Vous avez tort ; vous méconnaissez vos forces. LÉLIO Qu’êtes-vous venue faire ici ? LE CHEVALIER Tirer votre portrait, afin de le porter à certaine dame qui l’attend pour savoir ce qu’elle fera de l’original. LÉLIO Belle mission ! LE CHEVALIER Pas trop laide. Par cette mission-là, c’est une tendre brebis qui échappe au loup, et douze mille livres de rente de sauvées, qui prendront parti ailleurs ; petites, bagatelles qui valaient bien la peine d’un déguisement. LÉLIO, intrigué. Qu’est-ce que c’est que tout cela signifie ? LE CHEVALIER Je m’explique la brebis, c’est ma maîtresse ; les douze mille livres de rente, c’est son bien, qui produit ce calcul si raisonnable de tantôt ; et le loup qui eût dévoré tout cela, c’est vous, Monsieur. LÉLIO Ah ! je suis perdu. LE CHEVALIER Non ; vous manquez votre proie ; voilà tout ; il est vrai qu’elle était assez bonne ; mais aussi pourquoi êtes-vous loup ? Ce n’est pas ma faute. On a su que vous étiez à Paris incognito ; on s’est défié de votre conduite. Là-dessus on vous suit, on sait que vous êtes au bal ; j’ai de l’esprit et de la malice, on m’y envoie ; on m’équipe comme vous me voyez, pour me mettre à portée de vous connaître ; j’arrive, je fais ma charge, je deviens votre ami, je vous connais, je trouve que vous ne valez rien ; j’en rendrai compte ; il n’y a pas un mot à redire. LÉLIO Vous êtes donc la femme de chambre de la demoiselle en question ? LE CHEVALIER Et votre très humble servante. LÉLIO Il faut avouer que je suis bien malheureux ! LE CHEVALIER Et moi bien adroite ! Mais, dites-moi, vous repentez-vous du mal que vous vouliez faire, ou de celui que vous n’avez pas fait ? LÉLIO Laissons cela. Pourquoi votre malice m’a-t-elle encore ôté le cœur de la Comtesse ? Pourquoi consentir à jouer auprès d’elle le personnage que vous y faites ? LE CHEVALIER Pour d’excellentes raisons. Vous cherchiez à gagner dix mille écus avec elle, n’est-ce pas ? Pour cet effet, vous réclamiez mon industrie ; et quand j’aurais conduit l’affaire près de sa fin, avant de terminer je comptais de vous rançonner un peu, et d’avoir ma part au pillage ; ou bien de tirer finement le dédit d’entre vos mains, sous prétexte de le voir, pour vous le revendre une centaine de pistoles payées comptant, ou en billets payables au porteur, sans quoi j’aurais menacé de vous perdre auprès des douze mille livres de rente, et de réduire votre calcul à zéro. Oh mon projet était fort bien entendu ; moi payée, crac, je décampais avec mon petit gain, et le portrait qui m’aurait encore valu quelque petit revenant-bon auprès de ma maîtresse ; tout cela joint à mes petites économies, tant sur mon voyage que sur mes gages, je devenais, avec mes agréments, un petit parti d’assez bonne défaite sauf le loup. J’ai manqué mon coup, j’en suis bien fâchée ; cependant vous me faites pitié, vous. LÉLIO Ah ! si tu voulais… LE CHEVALIER Vous vient-il quelque idée ? Cherchez. LÉLIO Tu gagnerais encore plus que tu n’espérais. LE CHEVALIER Tenez, je ne fais point l’hypocrite ici ; je ne suis pas, non plus que vous, à un tour de fourberie près. Je vous ouvre aussi mon cœur ; je ne crains pas de scandaliser le vôtre, et nous ne nous soucierons pas de nous estimer ; ce n’est pas la peine entre gens de notre caractère ; pour conclusion, faites ma fortune, et je dirai que vous êtes un honnête homme ; mais convenons de prix pour l’honneur que je vous fournirai ; il vous en faut beaucoup. LÉLIO Eh ! demande-moi ce qu’il te plaira, je te l’accorde. LE CHEVALIER Motus au moins ! gardez-moi un secret éternel. Je veux deux mille écus, je n’en rabattrai pas un sou ; moyennant quoi, je vous laisse ma maîtresse, et j’achève avec la Comtesse. Si nous nous accommodons, dès ce soir j’écris une lettre à Paris, que vous dicterez vous-même ; vous vous y ferez tout aussi beau qu’il vous plaira, je vous mettrai à même. Quand le mariage sera fait, devenez ce que vous pourrez, je serai nantie, et vous aussi ; les autres prendront patience. LÉLIO Je te donne les deux mille écus, avec mon amitié. LE CHEVALIER Oh ! pour cette nippe-là, je vous la troquerai contre cinquante pistoles, si vous voulez. LÉLIO Contre cent, ma chère fille. LE CHEVALIER C’est encore mieux ; j’avoue même qu’elle ne les vaut pas. LÉLIO Allons, ce soir nous écrirons. LE CHEVALIER Oui. Mais mon argent, quand me le donnerez-vous ? LÉLIO, tirant une bague. Voici une bague pour les cent pistoles du troc, d’abord. LE CHEVALIER Bon ! Venons aux deux mille écus. LÉLIO Je te ferai mon billet tantôt. LE CHEVALIER Oui, tantôt ! Madame la Comtesse va venir, et je ne veux point finir avec elle que je n’aie toutes mes sûretés. Mettez-moi le dédit en main ; je vous le rendrai tantôt pour votre billet. LÉLIO, le tirant. Tiens, le voilà. LE CHEVALIER Ne me trahissez jamais. LÉLIO Tu es folle. LE CHEVALIER Voici la Comtesse. Quand j’aurai été quelque temps avec elle, revenez en colère la presser de décider hautement entre vous et moi ; et allez-vous-en, de peur qu’elle ne nous voie ensemble. Lélio sort. Scène VIModifier LA COMTESSE, LE CHEVALIER LE CHEVALIER J’allais vous trouver, Comtesse. LA COMTESSE Vous m’avez inquiétée, Chevalier. J’ai vu de loin, Lélio vous parler ; c’est un homme emporté ; n’ayez point d’affaire avec lui, je vous prie. LE CHEVALIER Ma foi, c’est un original. Savez-vous qu’il se vante de vous obliger à me donner mon congé ? LA COMTESSE Lui ? S’il se vantait d’avoir le sien, cela serait plus raisonnable. LE CHEVALIER Je lui ai promis qu’il l’aurait, et vous dégagerez ma parole. Il est encore de bonne heure ; il peut gagner Paris, et y arriver au soleil couchant ; expédions-le, ma chère âme. LA COMTESSE Vous n’êtes qu’un étourdi, Chevalier ; vous n’avez pas de raison. LE CHEVALIER De la raison ! que voulez-vous que j’en fasse avec de l’amour ? Il va trop son train pour elle. Est-ce qu’il vous en reste encore de la raison, Comtesse ? Me feriez-vous ce chagrin-là ? Vous ne m’aimeriez guère. LA COMTESSE Vous voilà dans vos petites folies ; vous savez qu’elles sont aimables, et c’est ce qui vous rassure ; il est vrai que vous m’amusez. Quelle différence de vous à Lélio, dans le fond ! LE CHEVALIER Oh ! vous ne voyez rien. Mais revenons à Lélio ; je vous disais de le renvoyer aujourd’hui ; l’amour vous y condamne ; il parle, il faut obéir. LA COMTESSE Eh bien je me révolte ; qu’en arrivera-t-il ? LE CHEVALIER Non ; vous n’oseriez, LA COMTESSE Je n’oserais ! Mais voyez avec quelle hardiesse il me dit cela ! LE CHEVALIER Non, vous dis-je ; je suis sûr de mon fait ; car vous m’aimez votre cœur est à moi. J’en ferai ce que je voudrai, comme vous ferez du mien ce qu’il vous plaira ; c’est la règle, et vous l’observerez, c’est moi qui vous le dis. LA COMTESSE Il faut avouer que voilà un fripon bien sûr de ce qu’il vaut. Je l’aime ! mon cœur est à lui ! il nous dit cela avec une aisance admirable ; on ne peut pas être plus persuadé qu’il est. LE CHEVALIER Je n’ai pas le moindre petit doute ; c’est une confiance que vous m’avez donnée ; et j’en use sans façon, comme vous voyez, et je conclus toujours que Lélio partira. LA COMTESSE Et vous n’y. songez pas. Dire à un homme qu’il s’en aille ! LE CHEVALIER Me refuser son congé à moi qui le demande, comme s’il ne m’était pas dû ! LA COMTESSE Badin ! LE CHEVALIER Tiède amante ! LA COMTESSE Petit tyran LE CHEVALIER Cœur révolté, vous rendrez-vous ? LA COMTESSE Je ne saurais, mon cher Chevalier ; j’ai quelques raisons pour en agir plus honnêtement avec lui. LE CHEVALIER Des raisons, Madame, des raisons ! et qu’est-ce que c’est que cela ? LA COMTESSE Ne vous alarmez point ; c’est que je lui ai prêté de l’argent. LE CHEVALIER Eh bien ! vous en aurait-il fait une reconnaissance qu’on n’ose produire en justice ? LA COMTESSE Point du tout ; j’en ai son billet. LE CHEVALIER Joignez-y un sergent ; vous voilà payée. LA COMTESSE Il est vrai ; mais… LE CHEVALIER Hé, hé, voilà un mais qui a l’air honteux. LA COMTESSE Que voulez-vous donc que je vous dise ? Pour m’assurer cet argent-là, j’ai consenti que nous fissions lui et moi un dédit de la somme. LE CHEVALIER Un dédit, Madame ! Ha c’est un vrai transport d’amour que ce dédit-là, c’est une faveur. Il me pénètre, il me trouble, je ne suis pas le maître. LA COMTESSE Ce misérable dédit ! pourquoi faut-il que je l’aie fait ? Voilà ce que c’est que ma facilité pour un homme haïssable, que j’ai toujours deviné que je haïrais ; j’ai toujours eu certaine antipathie pour lui, et je n’ai jamais eu l’esprit d’y prendre garde. LE CHEVALIER Ah ! Madame, il s’est bien accommodé de cette antipathie-là ; il en a fait un amour bien tendre ! Tenez, Madame, il me semble que je le vois à vos genoux, que vous l’écoutez avec un plaisir, qu’il vous jure de vous adorer toujours, que vous le payez du même serment, que sa bouche cherche la vôtre, et que la vôtre se laisse trouver ; car voilà ce qui arrive ; enfin je vous vois soupirer ; je vois vos yeux s’arrêter sur lui, tantôt vifs, tantôt languissants, toujours pénétrés d’amour, et d’un amour qui croît toujours. Et moi je me meurs ; ces objets-là me tuent ; comment ferai-je pour le perdre de vue ? Cruel dédit, te verrai-je toujours ? Qu’il va me coûter de chagrins ! Et qu’il me fait dire de folies ! LA COMTESSE Courage, Monsieur ; rendez-nous tous deux la victime de vos chimères ; que je suis malheureuse d’avoir parlé de ce maudit dédit ! Pourquoi faut-il que je vous aie cru raisonnable ? Pourquoi vous ai-je vu ? Est-ce que je mérite tout ce que vous me dites ? Pouvez-vous vous plaindre de moi ? Ne vous aimé-je pas assez ? Lélio doit-il vous chagriner ? L’ai-je aimé autant que je vous aime ? Où est l’homme plus chéri que vous l’êtes ? plus sûr, plus digne de l’être toujours ? Et rien ne vous persuade ; et vous vous chagrinez ; vous n’entendez rien ; vous me désolez. Que voulez-vous que nous devenions ? Comment vivre avec cela, dites-moi donc ? LE CHEVALIER Le succès de mes impertinences me surprend. C’en est fait, Comtesse ; votre douleur me rend mon repos et ma joie. Combien de choses tendres ne venez-vous pas de me dire ! Cela est inconcevable ; je suis charmé. Reprenons notre humeur gaie ; allons, oublions tout ce qui s’est passé. LA COMTESSE Mais pourquoi est-ce que je vous aime tant ? Qu’avez-vous fait pour cela ? LE CHEVALIER Hélas ! moins que rien ; tout vient de votre bonté. LA COMTESSE C’est que vous êtes plus aimable qu’un autre, apparemment. LE CHEVALIER Pour tout ce qui n’est pas comme vous, je le serais peut être assez ; mais je ne suis rien pour ce qui vous ressemble. Non, je ne pourrai jamais payer votre amour ; en vérité, je n’en suis pas digne. LA COMTESSE Comment donc faut-il être fait pour le mériter ? LE CHEVALIER Oh ! voilà ce que je ne vous dirai pas. LA COMTESSE Aimez-moi toujours, et je suis contente. LE CHEVALIER Pourrez-vous soutenir un goût si sobre ? LA COMTESSE Ne m’affligez plus et tout ira bien. LE CHEVALIER Je vous le promets ; mais, que Lélio s’en aille. LA COMTESSE J’aurais. souhaité qu’il prît son parti de lui-même, à cause du dédit ; ce serait dix mille écus que je vous sauverais, Chevalier ; car enfin, c’est votre bien que je ménage. LE CHEVALIER Périssent tous les biens du monde, et qu’il parte ; rompez avec lui la première, voilà mon bien. LA COMTESSE Faites-y réflexion. LE CHEVALIER Vous hésitez encore, vous avez peine à me le sacrifier ! Est-ce là comme on aime ? Oh ! qu’il vous manque encore de choses pour ne laisser rien à souhaiter à un homme comme moi. LA COMTESSE Eh bien ! il ne me manquera plus rien, consolez-vous. LE CHEVALIER Il vous manquera toujours pour moi. LA COMTESSE Non ; je me rends ; je renverrai Lélio, et vous dicterez son congé. LE CHEVALIER Lui direz-vous qu’il se retire sans cérémonie ? LA COMTESSE Oui. LE CHEVALIER Non, ma chère Comtesse, vous ne le renverrez pas. Il me suffit que vous y consentiez ; votre amour est à toute épreuve, et je dispense votre politesse d’aller plus loin ; c’en serait trop ; c’est à moi à avoir soin de vous, quand vous vous oubliez pour moi. LA COMTESSE Je vous aime ; cela veut tout dire. LE CHEVALIER M’aimer, cela n’est pas assez, Comtesse ; distinguez-moi un peu de Lélio ; à qui vous l’avez dit peut-être aussi. LA COMTESSE Que voulez-vous donc que je vous dise ? LE CHEVALIER Un je vous adore ; aussi bien il vous échappera demain ; avancez-le-moi d’un jour ; contentez ma petite fantaisie, dites. LA COMTESSE Je veux mourir, s’il ne me donne envie de le dire. Vous devriez être honteux d’exiger cela, au moins. LE CHEVALIER Quand vous me l’aurez dit, je vous en demanderai pardon. LA COMTESSE Je crois qu’il me persuadera. LE CHEVALIER Allons, mon cher amour, régalez ma tendresse de ce petit trait-là ; vous ne risquez rien avec moi ; laissez sortir ce mot-là de votre belle bouche ; voulez-vous que je lui donne un baiser pour l’encourager ? LA COMTESSE Ah çà ! laissez-moi ; ne serez-vous jamais content ? Je ne vous plaindrai rien quand il en sera temps. LE CHEVALIER Vous êtes attendrie, profitez de l’instant ; je ne veux qu’un mot ; voulez-vous que je vous aide ? dites comme moi Chevalier, je vous adore. LA COMTESSE Chevalier, je vous adore. Il me fait faire tout ce qu’il veut. LE CHEVALIER à part. Mon sexe n’est pas mal faible. Haut. Ah ! que j’ai de plaisir, mon cher, amour ! Encore une fois. LA COMTESSE Soit ; mais ne me demandez plus rien après. LE CHEVALIER Hé que craignez-vous que je vous demande ? LA COMTESSE Que sais-je, moi ? Vous ne finissez point. Taisez-vous LE CHEVALIER J’obéis ; je suis de bonne composition, et j’ai pour vous un respect que je ne saurais violer. LA COMTESSE Je vous épouse ; en est-ce assez ? LE CHEVALIER Bien plus qu’il ne me faut, si vous me rendez justice. LA COMTESSE Je suis prête à vous jurer une fidélité éternelle, et je perds les dix mille écus de bon cœur. LE CHEVALIER Non, vous ne les perdrez point, si vous faites ce que je vais vous dire. Lélio viendra certainement vous presser d’opter entre lui et moi ; ne manquez pas de lui dire que vous consentez à l’épouser. Je veux que vous le connaissiez à fond ; laissez-moi vous conduire, et sauvons le dédit ; vous verrez ce que c’est que cet homme-là. Le voici, je n’ai pas le temps de m’expliquer davantage. LA COMTESSE J’agirai comme vous le souhaitez. Scène VIIModifier LÉLIO, LA COMTESSE, LE CHEVALIER LÉLIO Permettez, Madame, que j’interrompe pour un moment votre entretien avec Monsieur. Je ne viens point me plaindre, et je n’ai qu’un mot à vous dire. J’aurais cependant un assez beau sujet de parler, et l’indifférence avec laquelle vous vivez avec moi, depuis que Monsieur, qui ne me vaut pas… LE CHEVALIER Il a raison. LÉLIO Finissons. Mes reproches sont raisonnables ; mais je vous déplais ; je me suis promis de me taire ; et je me tais, quoi qu’il m’en coûte. Que ne pourrais-je pas vous dire ? Pourquoi me trouvez-vous haïssable ? Pourquoi me fuyez-vous ? Que vous ai-je fait ? Je suis au désespoir. LE CHEVALIER Ah, ah, ah, ah, ah. LÉLIO Vous riez, Monsieur le Chevalier ; mais vous prenez mal votre temps, et je prendrai le mien pour vous répondre. LE CHEVALIER Ne te fâche point, Lélio. Tu n’avais qu’un mot à dire, qu’un petit mot ; et en voilà plus de cent de bon compte et rien ne s’avance ; cela me réjouit. LA COMTESSE Remettez-vous, Lélio, et dites-moi tranquillement ce que vous voulez. LÉLIO Vous prier de m’apprendre qui de nous deux il vous plaît de conserver, de Monsieur ou de moi. Prononcez, Madame ; mon cœur ne peut plus souffrir d’incertitude. LA COMTESSE Vous êtes vif, Lélio ; mais la cause de votre vivacité est pardonnable, et je vous veux plus de bien que vous ne pensez. Chevalier, nous avons jusqu’ici plaisanté ensemble, il est temps que cela finisse ; vous m’avez parlé de votre amour, je serais fâchée qu’il fut sérieux ; je dois ma main à Lélio, et je suis prête, à recevoir la sienne. Vous plaindrez-vous encore ? LÉLIO Non, Madame, vos réflexions sont à mon avantage ; et si j’osais… LA COMTESSE Je vous dispense de me remercier, Lélio ; je suis sûre de la joie que je vous donne. À part.. Sa contenance est plaisante. UN VALET Voilà une lettre qu’on vient d’apporter de la poste, Madame. LA COMTESSE Donnez. Voulez-vous bien que je me retire un moment pour la lire ? C’est de mon frère. Scène VIIIModifier LÉLIO, LE CHEVALIER LÉLIO Que diantre signifie cela ? elle me prend au mot ; que dites-vous de ce qui se passe là ? LE CHEVALIER Ce que j’en dis ? rien ; je crois que je rêve, et je tâche de me réveiller. LÉLIO Me voilà en belle posture, avec sa main qu’elle m’offre, que je lui demande avec fracas, et dont je ne me soucie point. Mais ne me trompez-vous point ? LE CHEVALIER Ah, que dites-vous là ! je vous sers loyalement, ou je ne suis pas soubrette. Ce que nous voyons là peut venir d’une chose pendant que nous nous parlions, elle me soupçonnait d’avoir quelque inclination à Paris ; je me suis contenté de lui répondre galamment là-dessus ; elle a tout d’un coup pris son sérieux ; vous êtes entré sur le champ ; et ce qu’elle en fait n’est sans doute qu’un reste de dépit, qui va se passer ; car elle m’aime. LÉLIO Me voilà fort embarrassé. LE CHEVALIER Si elle continue à vous offrir sa main, tout le remède que j’y trouve, c’est de lui dire que vous l’épouserez, quoique vous ne l’aimiez plus. Tournez-lui cette impertinence-là d’une manière polie ; ajoutez que, si elle ne veut pas le dédit sera son affaire. LÉLIO Il y a bien du bizarre dans ce que tu me proposes là. LE CHEVALIER Du bizarre ! Depuis quand êtes-vous si délicat ? Est-ce que vous reculez pour un mauvais procédé de plus qui vous sauve dix mille écus ? Je ne vous aime plus, Madame, cependant je veux vous épouser ; ne le voulez-vous pas ? payer le dédit ; donnez-moi votre main ou de l’argent. Voilà tout. Scène IXModifier LÉLIO, LA COMTESSE, LE CHEVALIER LA COMTESSE Lélio, mon frère ne viendra pas si tôt. Ainsi, il n’est plus question de l’attendre, et nous finirons quand vous voudrez. LE CHEVALIER, bas à Lélio. Courage ; encore une impertinence, et puis c’est tout. LÉLIO Ma foi, Madame, oserais-je vous parler franchement ? Je ne trouve plus mon cœur dans sa situation ordinaire. LA COMTESSE Comment donc ! expliquez-vous ; ne m’aimez-vous plus ? LÉLIO Je ne dis pas cela tout à fait ; mais mes inquiétudes ont un peu rebuté mon cœur. LA COMTESSE Et que signifie donc ce grand étalage de transports que vous venez de me faire ? Qu’est devenu votre désespoir ? N’était-ce qu’une passion de théâtre ? Il semblait que vous alliez mourir, si je n’y avais mis ordre. Expliquez-vous, Madame ; je n’en puis plus, je souffre… LÉLIO Ma foi, Madame, c’est que je croyais que je ne risquerais rien, et que vous me refuseriez. LA COMTESSE Vous êtes un excellent comédien ; et le dédit, qu’en ferons-nous, Monsieur ? LÉLIO Nous le tiendrons, Madame ; j’aurai l’honneur de vous épouser. LA COMTESSE Quoi donc ! vous m’épouserez, et vous ne m’aimez plus ! LÉLIO Cela n’y fait de rien, Madame ; cela ne doit pas vous arrêter. LA COMTESSE Allez, je vous méprise, et ne veux point de vous. LÉLIO Et le dédit, Madame, vous voulez donc bien l’acquitter ? LA COMTESSE Qu’entends-je, Lélio ? Où est la probité ? LE CHEVALIER Monsieur ne pourra guère vous en dire des nouvelles ; je ne crois pas qu’elle soit de sa connaissance. Mais il n’est pas juste qu’un misérable dédit vous brouille ensemble ; tenez, ne vous gênez plus ni l’un ni l’autre ; le voilà rompu. Ha, ha, ha. LÉLIO Ah, fourbe ! LE CHEVALIER Ha, ha, ha, consolez-vous, Lélio ; il vous reste une demoiselle de douze mille livres de rente ; ha, ha ! On vous a écrit qu’elle était belle ; on vous a trompé, car la voilà ; mon visage est l’original du sien. LA COMTESSE Ah juste ciel ! LE CHEVALIER Ma métamorphose n’est pas du goût de vos tendres sentiments, ma chère Comtesse. Je vous aurais mené assez loin, si j’avais pu vous tenir compagnie ; voilà bien de l’amour de perdu ; mais, en revanche, voilà une bonne somme de sauvée ; je vous conterai le joli petit tour qu’on voulait vous jouer. LA COMTESSE Je n’en connais point de plus triste que celui que vous me jouez vous-même. LE CHEVALIER Consolez-vous vous perdez d’aimables espérances, je ne vous les avais données que pour votre bien. Regardez le chagrin qui vous arrive comme une petite punition de votre inconstance ; vous avez quitté Lélio moins par raison que par légèreté, et cela mérite un peu de correction. À votre égard, seigneur Lélio, voici votre bague. Vous me l’avez donnée de bon cœur, et j’en dispose en faveur de Trivelin et d’Arlequin. Tenez, mes enfants, vendez cela, et partagez-en l’argent. TRIVELIN etARLEQUIN Grand merci ! TRIVELIN Voici les musiciens qui viennent vous donner la fête qu’ils ont promise. LE CHEVALIER Voyez-la, puisque vous êtes ici. Vous partirez après ; ce sera toujours autant de pris. DIVERTISSEMENTModifier Cet amour dont nos cœurs se laissent enflammer, Ce charme si touchant, ce doux plaisir d’aimer Est le plus grand des biens que le ciel nous dispense. Livrons-nous donc sans résistance À l’objet qui vient nous charmer. Au milieu des transports dont il remplit notre âme, Jurons-lui mille fois une éternelle flamme. Mais n’inspire-t-il plus ces aimables transports ? Trahissons aussitôt nos serments sans remords. Ce n’est plus à l’objet qui cesse de nous plaire Que doivent s’adresser les serments qu’on a faits, C’est à l’Amour qu’on les fit faire, C’est lui qu’on a juré de ne quitter jamais. PREMIER COUPLET. Jurer d’aimer toute sa vie, N’est pas un rigoureux tourment. Savez-vous ce qu’il signifie ? Ce n’est ni Philis, ni Silvie, Que l’on doit aimer constamment ; C’est l’objet qui nous fait envie. DEUXIEME COUPLET. Amants, si votre caractère, Tel qu’il est, se montrait à nous, Quel parti prendre, et comment faire ? Le célibat est bien austère ; Faudrait-il se passer d’époux ? Mais il nous est trop nécessaire. TROISIEME COUPLET. Mesdames, vous allez conclure Que tous les hommes sont maudits ; Mais doucement et point d’injure ; Quand nous ferons votre peinture, Elle est, je vous en avertis, Cent fois plus drôle, je vous jure. Le deal à ne pas rater Coffret Pokémon Ultra Premium Dracaufeu 2022 en français où le ... Voir le deal * Votre Identité } Fiche de Présentation Présentations Validées 2 participantsAuteurMessageJane Roasenberg5e année ~ Poufsouffle } Nombre de messages 6Age 32Date d'inscription 19/08/2008Sujet Mar 19 Aoû - 1642 .QUELQUES RPGS .1° CREPUSCULELe crépuscule teintait à peine le ciel nacré de brume lorsque notre demoiselle s'imisça au détour du feuillage foisonnant. Le parc de Poudlard semblait bien éveillé, chuchotant de mille voix les secrets microscopiques de Dame Nature. Jane releva son chemisier de flanelle blanche sur ses épaules dénudées. Il y'avait cela de plaisant aux vacances ... On pouvait se vêtir selon nos choix. Bye bye l'uniforme et bonjour aux couleurs et motifs orientaux. L'extravaguance ... Telle devait, semblait il, être la règle d'or en cette fin de vacances. Jane esquissa l'ombre d'un sourire, parcourant de ses yeux mordorés les tapis de fleurs qui embaumaient le miel et le parfum de songes. L'été ... Ah qu'il faisait bon en ce début de soirée. Le soleil entammait tout juste sa course vers l'Orient, tandis que Dame Lune devait attendre patiemment le début de son règne. Jane se mit à chantonner. Tout se prêter à la gaieté, l'insousciance ...*Je miamerais bien une Barbe à Papa moi ...*Hélas, pas de barbe à papa à l'horizon. Jane réprima cette envie, impulsive. Arf la barbe à papa, c'est comme le chocolat ... Quand ça vous tient, ça ne vous lâche pas de bonne grâce!Il faisait chaud et Jane avait résolu de faire trempette dans le lac du château. Les rives étaient désertées à cette heure. Le cadran solaire indiquait 18 heures. Elle ne disposait plus que d'une heure, le couvre feu étant à 19 heures. Les berges étaient tamisées de gazon, de reflets solaires, d'une brise légère ... Un vrai décor de carte postale. Notre petite Jane s'étendit donc sur l'herbe grasse, les yeux mi clos, savourant ce début d'été à plein poumons. Nootre fillette laissa chavirer se spetons dans l'eau tiède. La légende contait qu'un gigantesque calamar, créature abyssale, avait élu résidence dans les profondeurs. On racontait aussi que le lac passait également sous les fondations du chateau. Jane était fascinée par ses croyances superstitieuses. On ne connaitrait jamais le fin mot de l'histoire et aprés ... Des bruits de pas l'interrompirent, coupant court à ses pensées vaguabondes ...2° DOUCE SOIREELe crépuscule teintait à peine le ciel nacré de brume lorsque notre demoiselle revêtit une robe de sombre velours, cadeau de son paternel. Un hibou hululait dans le lointain, écorchant ainsi le silence noctambule qui beignait le château. conduit ses membres engourdis par la fatigue en direction de la lucarne qui scindait le mur de pierres noircies. Accoudée de cette manière, notre demoiselle pouvait entrevoir la cîme des hauts feuillages, le murmure du lac endormi, les parterres de fleurs éclos ... Dame Nature semblait s'assoupir au rythme des vaguelettes qui venaient s'échouer sur les rives du lac. Un parfum de songe, éphémère, embaumait l'air. Jane gonfla ses poumons, expirant sa fatigue au travers de ses lèvres gercées. Murmurant une douce comptine, notre fillette releva ses longs cheveux mordorés, d'une main guantée de blanc, évasive. Le château était déserté à cette heure tardive. Chacun avait gagné son dortoir, selon le reglement. Le couvre feu ne tarderait guère. Il était bientôt onze neuf heures. Dans une demi heure, tous ronfleraient, les poings fermés. Jane enfila une paire de pantoufle à la hâte, avant de dévaler les escaliers de marbre blanc, déambulant ainsi de corridors en corridors. En ce début de soirée, Jane ressentait le besoin de s'exiler, de naviguer hors du connu ... Peut être même de venir s'échouer dans un recoin de la salle des trophés. Jane esquissa l'ombre d'un sourire. La fenêtre était entrouverte et ce fut avec délicatesse qu'elle la clos de nouveau. Lasse, épuisée, Jane vint s'asseoir sur les contours d'un banc décrépi, abandonné là depuis nombre d'années ... Qui avait bien pu s'asseoir là avant elle ... Combien d efantôme avait traversé cet obstacle taillé de bois ... Quel en été l'artisan ... Autant de questions saugrenues, sans queue ni tête que notre fillette se répétaient, comme de coutume. Jane soupira. Il était encore loin le temps des cerises ... Qu'importe! Les saisons se succédaient, les unes aprés les autres, sans bel élément pour les distinguer ... Excepté le rire de son amie Gin' et l'immagination sans détours de sa comparse Lulu bien entendu ... Rien n'égalait la fraîcheur de l'enfance pour égayer les songes de notre adolescente. Jane se surprit à balancer ses jambes d'avant en arrière, distraite. D'un élan, elle les envoya promener contre un trophé de bronze qui vascilla dangereusement. Des bruits de pas résonnèrent non loin d elà, elle en était certaine désormais ... Jane souffla la bougie qu'elle venait d'allumer, plongeant la pièce dans une pénombre difficilement sondable. La porte grinça, s'entrebaillant légèrement ... Jane retint son souffle, saccadé ... Les contours d'une silhouette se dessinèrent alors ... Dehors, la lune diffusait son pâle halo de lueur blanchâtre ... Jane poussa un cri de surprise avant de plaquer sa main devant sa bouche ...Le cri avait été contenu in extremis. Se laisser aller à de semblables exclamations n’étaient guère recommandé lorsqu’on se trouvait à des mille de sa salle commune. Jane, bien qu’encore loin des rivages de la raison, avait toujours été une demoiselle des plus sages. Elle comprenait toute situation insolite d’un battement de cil et avait appris, avec l’âge, à anticiper de pareilles rencontres. Une silhouette se mouvait derrière la porte, certes, mais rien ne laissait croire que ce fut celle d’un membre du personnel. Quoique la silhouette fût haute, Jane considéra que cela n’avait rien d’anormal. Ce devait être dû à la lueur de la lune qui projetait des silhouettes difformes sur le mur de pierres noircies, telles des ombres chinoises. Notre demoiselle inspira profondément … Quand bien même ces contours inconnus auraient appartenus à un préfet quelconque, cela n’aurait guère été un problème pour Jane qui comptait deux de ses meilleures amies chez les préfets. Après tout … Que risquait elle sinon une heure de retenue barbante … Mais la peur de se faire disputer céda la place à de nouvelles anxiétés. L’élève en question lui demanderait certainement des comptes … Bien entendu, elle n’était point obligée de répondre mais cela paraîtrait sans doute louche. Et comment expliqué ce désir de solitude qu’elle avait ressentit en ce début de soirée et qui lui nouait désormais les entrailles, tel un étau d’acier au creux de son ventre ? Non, cela semblerait tout autant bizarre pour quiconque connaissait la bonne humeur et l’esprit de camaraderie de notre fillette … Mais alors quoi … Sans doute aurait elle du songer à se cacher mais elle n’en fit rien, bien trop perplexe pour permettre à ses membres endoloris le moindre bout de quelques instants, la porte bascula tout à fait et Jane cru distinguer la carrure masculine d’un élève de son âge, du moins guère plus âgé. La présence se fit sentir, imposante, dans cette pièce sombre et silencieuse. La silhouette s’immergea un peu plus dans les lieux avant de clore la porte dans un claquement insonore. Désormais, ils étaient deux dans ce recoin exilé … Elle qui souhaitait être seule, c’était manqué. Notre petite fille se surprit à s’imaginer pour quelles diverses raisons cette autre personne pouvait elle se trouver là … Comme de coutume, sa curiosité l’emportait encore loin des sentiers battus … La salle des trophées n’était pourtant pas le lieu le plus fréquenté de Poudlard, loin s’en fallait. Enfin, ce n’était pas plus son problème que la calvitie du vieux Flitwick et Jane prit parti de se taire. La grande horloge du château sonna neuf heures dans le lointain. Un bruissement agita quelques instants les feuillages et la lucarne entrouverte claqua de nouveau. Jane s’empressa d’en condamner l’accès à l’aide d’une poutre de bois qui traînait à ses pieds. Une fois le tour accompli, celle-ci se hissa sur la pointe des pieds, découvrant de ses grands yeux mordorés l’inconnu qui se trouvait désormais face à elle. C’était un garçon d’environ dix sept ans, à peine plus âgé qu’elle. Il arborait les couleurs de Poufsouffle, du moins fut ce ce qu’elle cru entrevoir dans la pénombre qui s’estompait peu à peu. Il aurait surement brisé bien des cœurs s’il n’affichait sans cesse ce regard étrange qui décourageait d’avance les plus audacieux. Jane ne connaissait point son nom, bien qu’elle l’ait déjà croisé quelques fois sans le remarquer vraiment … Ce fut d’une voix évasive qu’il s’excusa d’un mot. Notre demoiselle hocha la tête, quelque peu égarée par cette drôle de rencontre … RoasenbergPRENOM ~~> JaneAGE ~~> 15 AnsANNEE ~~> 5EmeDATE DE NAISSANCE ~~> Le 25 NovembreLIEU DE NAISSANCE ~~> Londres-Royaume-UnisORIGINE ~~> Sang-PurPHYSIQUE ~~>Voici un portrait de moi. Il date de l’année dernière. Oh, je n’ai guère changé depuis le mois de Mai. De toute façon, maman dit que je ne grandirai plus. Sorcière, plus d’excuse pour la soupe !Eh oui … Je suis plutôt mignonne. Non, vous m’aviez promis … Pas ordinaire ! Enfin si, peut être un poil mais rien de méchant. Comme beaucoup de demoiselles, je traite mes boutons d’acné en grimaçant, j’ai les épaules légèrement recourbées, un nez trop long à mon goût et un teint couleur papier chiotte. Je suis plus blanche qu’un cachet d’aspirine. Quand j’étais petite, ma mère me tartinait d’onguents magiques pour brunir ma peau du nord. Mais avec l’âge, elles perdent de leur efficacité. Mais on s’y fait à la longue. Les garçons ont grandis eux aussi et ils ne m’appellent plus grande perche en me désignant du doigt dans les escaliers. Et oui … Je ne suis pas miraculée et je vis le lot de tous mes camarades. Enfin, excepté les grosses dindes qui se pavanent avec leurs cheveux couleur de blé. Ce qu’elles peuvent m’agacer. Pour sur, elles ne sont pas ordinaires celles-ci. En revanche, j’ai un regard qui tue. Pour de bon, ce ne sont pas des blagues. A croire que Dany Brillant chantait pour moi … Non je plaisante … J’ai donc de beaux yeux sombres, légèrement bridés qui donnent à mon regard une ampleur dimensionnelle. Surtout quand je les cerne de noir. Papa n’aime pas que je me maquille. Il dit que ce n’est pas de mon âge. Attendez j’ai quinze ans quoi … Toutes mes copines se maquillent. Pfff … Comment je peux leur expliquer ça moi. Remarquez, vu comme je gigote tout le temps, ça ne tiendrait pas. Je cours de kilomètres et bam je transpire, fond de teint foutu. Je bois un grand coup de citrouille et boum, fini le rouge à lèvre. Et encore, je ne vous parle pas du mascara lorsque je me ramasse dans l’escalier et que je finis en larmes chez l’infirmière. En somme, je préfère aérer un peu mon beau visage de princesse ~~>Et voila c’est reparti … Qu’est ce que c’est que ces questions malvenues … Bon après tout pourquoi pas, mais laissez moi vous dire que vous êtes un bien drôle de lecteur et que vous seriez plus satisfait d’une interview du prince toujours été capricieuse et légèrement décalée quant au reste du monde. De plus, ce qui ne gâche rien au spectacle, j’étais très bonne comédienne. Je suis certaine que ma mère se ferrait un plaisir de vous conter mes scènes larmoyantes. Au final, je puis vous dire que j’obtenais régulièrement gain de cause. Il y’a autre chose que vous devez savoir sur moi … Non seulement je suis une petite fille comme les autres, mais en plus de cela j’ai horreur de me sentir ordinaire. Je rêve bien volontiers de mon nom écrit dans les livres d’histoires, ou bien encore de ce beau navire drapé de noir dont je vous causais tout à l’heure. Je m’imagine corsaire ou vagabond, princesse ou Charlemagne. Tout ce que vous voulez tant que ce n’est pas à la portée des autres enfants de mon âge. C’est aussi pour cette raison que je choisis Etude des moldus comme option, lorsque tous mes autres camarades se rendirent en classe de divination ou d’arithmancie. Résultat des courses … Nous ne sommes que trois pingouins durant ces heures ! Outre mon fichu caractère, je suis débordante de vitalité et de curiosité. Pour moi, la vie c’est comme un gros gâteau au chocolat. On se régale du début à la fin … Mourir d’une indigestion, ne serrait ce pas le rêve ?!Je suis également une grande sportive et véritable amatrice des jeux olympiques moldus. J’aime particulièrement ce qui a trait à la mer. L’été dernier, j’ai fait un stage de planche à voile, et croyez moi bande de gras du bide, on force sur les bras. Je suis aussi une camarade drôle et pleine d’une imagination débordante. Lorsque nous n’étions encore que des petits bébés de première année, nous nous rassemblions dans le dortoir afin de laisser libre court à notre imagination. J’inventer alors des contes merveilleux des quatre coins du monde, mimant la baleine bleue tout en gonflant mes joues rosées. Outre cela, je suis dotée d’un sens de l’équité, de la justice et de la tolérance qui ne se compte plus en bornes … Par contre je vous ai pas dit … J’ai une grave maladie Roulements de tambour … J’ai la bougeotte en permanence ! Rires … Sisi c’était drôle.HISTOIRE ~~>Bonjour à vous, cher lecteur. Mon nom est Jane Roasenberg. S’il peut vous paraître incongrue à vous, français, il semble des plus ordinaires dans mon pays natal, l’ prénom ordinaire pour une fillette des plus ordinaires en somme. Je vis en plein cœur de Londres, dans une modeste villa, prés du quartier latin. Je manie parfaitement le français, du moins à l’oral, parce qu’avec toutes ces conjugaisons … Je soufflerai mes quinze bougies le mois prochain. Autant vous dire que les préparatifs vont bon train … Quinze ans, ce n’est pas rien après tout … On quitte les douceurs de son âge pour gravir le sentier rugueux de l’adolescence … La belle affaire !Je suis fille unique mais il y’a toujours une bonne dizaine d’enfants à la maison. Laissez-moi-vous éclairer. Ma mère, Holly, est nourrice à mi temps. De plus, ma tante est une vraie pouponnière qui habite la ruelle qui fait l’angle … Donc les biberons valsent chaque matin, au lever du jour. Pas idéal pour faire la grasse mat’ mais à dire vrai je m’en réjouis plutôt. Mon père quant à lui tient un modeste commerce sur le Chemin De Traverse. On le surnomme joyeusement Gray le cuistot parce qu’il passe la majeur partie de son temps à mijoter de drôles de potions dans une marmite d’eau on me demande ce que je suis … Je ne saisis pas toujours le sens de cette question. Un jour, Oncle Jonhatan m’a expliqué que nombre de sorciers attribuaient de l’importance à ce qu’ils appellent la pureté de l’ascendance. Rendez vous compte … Je pensais que de nos jours, on ne s’arrêtait plus à de telles broutilles mais il paraît au contraire que cela doit être spécifié sur votre carte d’identité … Allons donc ! Je ne sais jamais vraiment que répondre … Je ne suis pas un crackmol, dieu merci, ni d’origine moldue puisque mes deux parents sont des sorciers … Cependant, mes grand parents du côté maternel n’étaient que simples moldus aristocratiques. Ils ont déshérité leur fille lorsqu’ils l’ont su ces bougres … Enfin bon, on s’égare … Où en étions nous ? Ah oui, mon enfance … Ce fut une enfance des plus ordinaires et je vécus les douceurs de mon âge sans trop de soucis … Quoique … Il y’a bien Baluchon, mon chimpanzé, importé des Indes par mon adorables cousin Louis, qui mourut prématurément. Et puis, si je me souviens bien, mémé Rose m’obligea à porter ces affreuses lunettes rondes durant mes deux premières années d’école. Sans compter mon dictateur de père qui me forçait à ranger ma chambre tous les lundis sans faute … Mais si on y réfléchit à deux fois, on s’apercevra sans mal que je fus une drôle de fillette bien tranquille dans son petit nid douillet. Je ne connus pas même le moindre bout d’un enterrement ou d’une séparation … Parfois, je me surprenais à échafauder des plans machiavéliques pour faire en sorte que ma vie soit plus attrayante. Je m’imaginais alors corsaire, à bord d’un beau navire drapé de noir. J’ai toujours aimé la mer. Quand j’étais plus jeune, nous partions chaque été en vacances, dans le sud de la France. L’eau y est plus chaude qu’en Angleterre, pour sûr. Nous dormions dans une cahute de pêcheur, chez mon oncle Sam, et sa française de femme, Alyson. J’étais même là pour le baptême du petiot, Oliver. Lorsqu’il était né, la légende raconte que le marmot avait les pieds palmés et que son père s’était écrié, levant les mains au ciel "Tonnerre de Brest … Il mourra en loup de mer … C’est écrit …"Personne n’y croyait vraiment mais tous faisaient mine de s’extasier devant les pieds tordus du nourrisson. Moi je rigolais bien tout de même. A l’école, c’était autre chose, ah ça oui. Je n’ai jamais été une lumière mais il y’eut des fois où mes instituteurs s’arrachaient littéralement leurs beau duvet grisonnants. Enfin bon, j’aimais lire, ce qui me maintenait tout juste en dessous de la moyenne. Pas de quoi en faire un fromage. Bien que mes bulletins scolaires ne soient pas brillantissimes, je me plaisais tout de même beaucoup dans ma nouvelle école. Le château m’apportait ce petit renouveau qui m’avait jusque là bien manqué. Je passais la plupart de mes vacances auprès de mes parents et des petits geignards, en vadrouille dans le salon. Vraiment … Je ne vois pas en quoi cela peut vous intéresser mais bon, puisque vous insistez, laissez moi continuer …Côté relationnel, je n’ai jamais eu de grands problème. Le temps était au beau fixe. J’étais une camarade extravagante et pleine de vie. En somme je n’eus guère d’ennuis avec mes petits compagnons ces quatre premières années. Je me souviens même de quelques flirts à l’occasion. Comme la plupart des filles de mon âge, je ressemblais plus à un pigeon qu’à une tourterelle avec mes longs cheveux filasses, mes quelques boutons d’acné et mes trois kilos en trop. Cependant, je ne m’en plaignais point, considérant la chance que j’avais que le sort ne m’ai point doté d’un corps de dinde. Si si, regardez bien … Il y’en a beaucoup qui se ballade dans les couloirs du château. De plus, j’avais, puis je m’admirer un poil s’il vous plaît, un magnifique regard sombre, débordant de caractère. C’était tout moi, et ce, en un seul battement des ma quatrième année, il y’eut du relâchement. La crise d’adolescence comme me le fis sagement remarquer ma mère dans chacune de ses lettres. Elle a parfois le don de m’agacer, comme beaucoup de mères semble t’il !Je manquai les cours plus souvent que de raisons, devenant de moins en moins assidue, sans qu’il n’y ait rien d’alarmant cependant. Je me disputais aussi un peu avec mon ami Raoul et perdit une belle somme en jouant à saute dragon avec des trolls. Je me repris tout juste en fin d’année et passai en cinquième année, au grand soulagement de mes voili voilo … Me revoilà sur scène … La vie plate et monotone de Melle Jane Roasenberg n’a pas fini de vous barber … A la prochaine!PARTICULARITES ~~> Un goût prononçé pour les ~~> Gentillesse, Douceur, Immagination, Drôle, ~~> Tête de mule, Gourmande, PREFEREE ~~> AstronomieMATIERE DETESTEE ~~> Métamorphose. VOUS .PRENOM ~~> LouAGE ~~> 18 AnsOU AVEZ VOUS CONNU LE FOFO ~~> Via un Top SitesCOMMENT LE TROUVEZ VOUS ~~> Cool ... AVATAR ~~> Hayden PannetièreCODE ~~> NOTE RP ~~> Hum ... Je dirais 6/10 ...Je me suis permise quelques pitits rajouts vis à vis de la fiche modèle ... Veuillez m'excuser. Je m'empresse de les ôter si cela ne vous convient pas ... Dernière édition par Jane Roasenberg le Mar 19 Aoû - 1652, édité 1 fois Taylor A. Hitchcock Sweet Administrator. » Nombre de messages 44Age 27Localisation Hup Maison SerdaigleAnnée 7e annéeDate d'inscription 03/04/2008& More }{ SANG Sang Pur{ RELATIONS { PARTICULARITES Sujet Re Mar 19 Aoû - 1647 Bienvenue ! Don't Worry, Be Happy. J'empêche personne d'arranger sa fiche comme il veut, il faut juste avoir le principal =P Ta fiche est très bien & je pense que tout y part un seul truc Le code du règlement ! ^^Sinon, tu as une préférence pour ta maison ?_________________ LA HAINE n'est que le Résultat de notre indifférence. * } Jane Roasenberg5e année ~ Poufsouffle } Nombre de messages 6Age 32Date d'inscription 19/08/2008Sujet Re Mar 19 Aoû - 1654 Merci pour ce bel acceuil ... J'ai rectifié mes erreurs En ce qui concerne mon appartenance à une maison, je vous laisse le soin de choisir pour moi ... Taylor A. Hitchcock Sweet Administrator. » Nombre de messages 44Age 27Localisation Hup Maison SerdaigleAnnée 7e annéeDate d'inscription 03/04/2008& More }{ SANG Sang Pur{ RELATIONS { PARTICULARITES Sujet Re Mar 19 Aoû - 1655 Le code est correct, je ta maison, j'hésite entre Poufsouffle & Gryffondor, mais je pense que tu serais mieux à ca ne te convient pas, n'hésite pas à le dire _________________ LA HAINE n'est que le Résultat de notre indifférence. * } Jane Roasenberg5e année ~ Poufsouffle } Nombre de messages 6Age 32Date d'inscription 19/08/2008Sujet Re Mar 19 Aoû - 1658 Va pour Poufsouffle ... No soucis Taylor A. Hitchcock Sweet Administrator. » Nombre de messages 44Age 27Localisation Hup Maison SerdaigleAnnée 7e annéeDate d'inscription 03/04/2008& More }{ SANG Sang Pur{ RELATIONS { PARTICULARITES Sujet Re Mar 19 Aoû - 1707 Tant mieux, donc LA HAINE n'est que le Résultat de notre indifférence. * } Contenu sponsoriséSujet Re Page 1 sur 1Permission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum * Votre Identité } Fiche de Présentation Présentations ValidéesSauter vers Navigation des articles Dans l’article de Luc Collès, les notions de dissonance cognitive, de culture partagée et de décentration m’ont interpellées. En outre, il est intéressant de comprendre que les différences culturelles ne constituent pas un obstacle mais peuvent au contraire, devenir un enrichissement mutuel pour les élèves, pourvu qu’on puisse s’appuyer sur elles et les exploiter. Les classes avec de la mixité sociale sont intéressantes pour cela, car il est plus facile de rencontrer des cultures différentes et de les confronter entre elles. Cependant, l’hétérogénéité culturelle peut amener à des conflits et créer de la dissonance cognitive chez l’élève. C’est-à-dire que par l’ethnocentrisme, l’élève peut être en rejet, en désaccord, en opposition par rapport à une culture autre que la sienne. Cette centration sur soi va ensuite entraîner un rejet de l’autre. C’est pourquoi, pour Collès, l’apprentissage de l’interculturalité passe nécessairement par une décentration de soi et la compréhension de l’autre. L’interculturalité se veut donc être un apprentissage, qui nécessite la mise en place d’outils, de situations… pour ouvrir l’élève culturellement, lui apprendre la différence et lui permettre de construire sa propre pensée en référence aux valeurs humanistes de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. L’auteur va faire l’expérience de cet apprentissage en classe de langues, en travaillant sur les représentations de ses élèves et par la valorisation de la culture et la langue de l’autre afin de s’en servir comme outil de développement linguistique et vecteur de reconnaissance identitaire. Il va utiliser comme support, des textes littéraires français, belges et marocains qui traite de l’immigration pour confronter les points de vue, permettre une ouverture culturelle et décentrer ses élèves des cribles de leur culture maternelle concernant ce thème. De même, dans l’apprentissage de l’interculturalité, il semble essentiel de traiter de la différence tout comme de la ressemblance. Les deux sont liées. En effet, il est plus difficile d’accepter et de rentrer dans une culture différente, si celle-ci est complètement déconnectée du vécu et des représentation de l’élève, comme la culture scolaire par exemple. Pourtant, on ne peut s’attacher qu’à la seule culture de l’élève, car c’est le risque de le conforter dans son ethnocentrisme. Les notions de culture partagée et de perspectives co-actionelle et co-culturelle semblent être le point de convergence entre ces deux termes. Finalement, l’apprentissage de l’interculturalité pourrait passer par le fait de partir de l’élève, le valoriser tout en l’ouvrant aux autres en lui enseignant la différence par la décentration. Ceci, pour ensuite construire de la ressemblance qui permettra de forger des conceptions identiques au sein du groupe, d’une classe. » Bien que différent, l’autre me ressemble et je peux apprendre de lui tout comme lui peut apprendre de moi. » Suite à la lecture de l’article intitulé Quelle didactique de l’interculturel dans les nouveaux contextes du FLE/S ? » de Luc Collès, j’ai relevé quatre mots-clés pertinents pour mon thème de mémoire, à savoir l’altérité, la communauté, la culture et l’inclusion. En effet, la culture de chacun doit être partagée afin d’identifier les ressemblances et les différences entre les différentes cultures à l’école et ainsi en prenant en compte les différentes cultures, l’enseignant doit faire en sorte de créer du commun pour que chaque élève soit inclus dans la classe indépendamment de sa culture première familiale. La culture est liée aux représentations de chacun, puisqu’il y a une tendance à chercher des cultures qui nous ressemblent, qui nous confortent, qui nous rassurent pour s’identifier à celles-ci. A l’école, l’enseignant doit alors s’adapter à la diversité culturelle et faire en sorte d’intégrer toutes les cultures. En revanche, dans mon sujet, je vais me pencher plutôt sur le terme d’inclusion c’est-à-dire la manière de comment l’enseignant peut procéder pour intégrer un élève allophone dans sa classe indépendamment de sa langue maternelle. Ainsi, cet article est donc basé sur l’interculturel, car il y a des rapports, des échanges entre les cultures à l’école et il y a des valeurs qui doivent être mises en avant. L’autre L’autre, femme ou homme, de la même espèce que moi, et pourtant différent, comment le regarder ? Comment me comporter face à lui ? Si je vois en lui un ennemi qui me menace, qui me fait peur, je ne songe qu’à me défendre contre lui, et pour mieux me défendre, à l’attaquer. C’est cela le racisme. Si je vois en lui un obstacle qui gêne ma progression, je ne cherche qu’à le dépasser, à l’éliminer. C’est cela la compétition qui transforme la vie de chacun en une suite de batailles parfois gagnées, en guerre toujours perdue. Pour être réaliste, je dois voir en l’autre une source qui contribuera à ma propre construction. Car je suis les liens que je tisse ; me priver d’échanges c’est m’appauvrir. Le comprendre c’est participer à l’Humanitude. Albert Jacquard J’ai fait de nombreuses recherches pour trouver un poème et je suis tombé sur cette poésie très interessante de Jacques Albert. J’ai donc décidé de la publier et la soumettre à vos commentaires. Pourquoi étudier ce poème en classe? Ce poème est en fait une charte de vivre-ensemble nous amenant à developper beaucoup plus notre humanisme. Au delà de l’autre que l’auteur nous permet de voir, non comme mais comme un collaborateur, une collaboratrice;Il nous donne aussi les clés pour vivre bien en société, à savoir accepter la différence, se battre contre le racisme, et éviter de faire la guerre. Cette poésie peut être étudiée en classe à partir du CM1. Les pistes d’exploitation envisagées Permettre aux élèves de découvrir le poème Laisser un moment de débat et d’expression libre sur les ressentis des élèves. Un atelier d’écriture peut être envisagé les élèves peuvent rédiger en groupe leur propre poésie autour du thème “humanitude”. Afficher la production des élèves dans la classe Pourquoi pas, travailler sur des concepts tels racisme, différence, être réaliste Le loup On ne m’aime pas du tout Mon poil n’est pas doux doux doux On ne m’aime pas du tout Je vis au fond de mon trou On ne m’aime pas du tout On me chasse de partout On ne m’aime pas du tout On m’appelle méchant loup On ne m’aime pas du tout Et je hurle comme un fou Haou !!! Je suis enseignante d’une classe de grande section. Nous utilisons plutôt des comptines, des poésies simples ou des albums lus pour transmettre ce genre de message. Nous avons travaillé cette poésie en classe pour dire qu’il faut accepter et aimer l’autre même s’il est différent mais aussi en phonologie pour le repérage du son ou ». La signification de l’acceptation de l’autre avec ses différences est évoquée d’une manière claire. D’autre part, le fait que le loup, malgré sa puissance, dise qu’on l’appelle méchant loup et qu’on ne m’aime pas du tout montre qu’il est vexé parce qu’on le juge à cause de son poil qui n’est pas doux, qu’il a besoin de l’amour des autres et ne veut pas être seul. C’est ce que nous apprenons aux enfants de la maternelle comment vivre ensemble et accepter les autres. Ce qui pourrait être un motif très enrichissant pour créer un échange d’idées et travailler alors le langage et le vocabulaire. A mon bel amour, dans un miroir est une oeuvre existentielle. Elle est existentielle de par la forme et la substance. La forme tout d’abord est composite. Danse moderne, musique, image filmique, interprétation théâtrale s’y mélangent, fusionnent et forment une sorte d’unité qui se désunit à loisir. Le fil conducteur, l’épine dorsale de l’oeuvre est le texte interprété par les différents acteurs qui se succèdent au gré des huit capsules réalisées. Les huit voix narratives homodiégétiques forment le monologue d’un miroir, un actant qui se personnifie, qui se transcende, qui s’humanise. Il s’humanise grâce à la pensée, à la réflexion, au cogito. En effet, c’est un miroir qui a commencé par observer son environnement, sorte de caverne planoticienne, pour ensuite amorcer un questionnement sur l’identité, sur le regard de l’autre et in fine sur le regard sur soi. Ce cheminement réflexif est vivifié, intensifié par la musique cardiaque » qui tapisse l’arrière fond sonore des capsules. Le miroir existe non seulement grâce à sa pensée propre, mais aussi grâce à l’autre, au regard de l’autre, à l’intention de l’autre. Au début, le regard de l’autre était bienveillant et admiratif. L’ego du miroir s’en trouvait flatté et son existence était pérenne. Mais bientôt, à l’adolescence » du miroir, les regards devinrent plus ternes et finirent par être inexistants. Ce désintérêt l’affecta jusqu’à ce qu’il se rendit compte, grâce à l’intercession d’un semblable, d’un autre miroir, de sa vraie nature, de son identité propre. Ainsi, cette oeuvre allégorique dont l’actant est un miroir, démontre qu’exister nécessite d’abord de chercher sa vraie » nature qui ne peut en aucun cas trouver sa source dans le regard de l’autre. L’enfer étant l’autre, la source de la quiétude, de l’apaisement, de l’existence ne peut être que soi. Le Contexte J’ai choisi de présenter cet atelier dans une classe de maternelle à des élèves de grande section. L’école dans laquelle je souhaite travailler est une école de quartier en située à Caen Sud C’est une classe multiculturelle avec des élèves originaires du Maghreb ,Afrique de l’Est/Ouest/ Europe de l’Est et de France. Les élèves qui fréquentent cette classe sont issus de classes populaires et moyennes. D’après l’enseignant c’est une classe très hétérogène du point de vue de leurs représentations du monde , leurs pratiques et donc leurs compétences scolaires ; on le remarque surtout sur les compétences langagières. Points a travaillés, selon moi -L’oral, l’acquisition du langage -La rencontre des cultures -L’inclusion des parents dans l’école. Mise en perspective avec le sujet de recherche qu’est-ce que des ateliers d’ethnographie apportent dans cette perspective ? Je pense que les ateliers ethnographiques peuvent permettre de faire travailler la compétence interculturelle de Christian Puren à mes sujets adolescents anciennement allophones. En effet, dans ma prise d’information j’ai souhaité utiliser l’activité du portrait langagier pour permettre aux sujets de pousser leurs réflexions sur leurs cultures. Pour ensuite les faire discuter en binôme sur certains concepts d’interculturalité et d’intégration ou encore la déclaration de Fribourg. Je pourrais envisager un atelier d’ethnographie pour les plus fragiles en français ou les jeunes qui ont moins de capacités d’abstraction. Ce qui peut leur permettre par la suite de reconnaître des composantes de la compétence interculturelle plus facilement . qu’est-ce qu’être interculturelle?. Pour le stage Le contexte multiculturel = > Travail sur le vivre ensemble -Appréhender l’autre culturel en évitant que l’accent soit seulement mis sur la différence -Mettre l’accent sur la relation avec l’autre et non sur le fait que l’autre est différent – Valoriser la dimension multiculturelle des établissements scolaires en mettant l’accent sur le patrimoine commun plus que sur les différences créer l’échange et le dialogue Proposition d’un atelier d’ethnographie quels élèves ou quel public cible, quelles activités pour quels objectifs ? Approches International La diversité culturelle abordée par ce qui rassemble et ensuite par ce qui est différent spécificités dans chacune des cultures La valorisation des cultures dans leur inventivité et leur héritage La décentration pour éviter les jugements a priori, lutte contre l’ethnocentrisme, se familiariser avec des environnements culturels proches et / ou lointains, définir les cultures comme en interaction et en évolution constante Diversité culturelle comme patrimoine commun de l’humanité Atelier Dans le cadre d’une séquence pluridisciplinaire sur l’eau, je propose une séance sur les mélanges solubles et insolubles comestibles l’exemple de la préparation du café dans le monde. La séance proposée elle est interdisciplinaire / Technologie /l’ouverture sur le mode /l’interculturalité Objectifs -Identifier les différences et les similitudes dans la préparation et la dégustation Café Turc, Café Ethiopien, café d’aujourd’hui type soluble. Les aliments nécessaires Les ustensiles nécessaires Les techniques utilisées L’état de l’eau forme, température, couleur, odeur La dégustation = la symbolique culturelle Le mieux serait de pouvoir inviter les parents pour qu’ils présentent aux enfants les ustensiles traditionnels, la préparation, expliquer les coutumes Atelier -Emettre des hypothèses sur la préparation du café -3 groupes Réalisation des 3 recettes avec prise de notes dictée à l’adulte et photos identifier les éléments de la recette, identifier les étapes ,Identifier les ustensiles/ décrire l’eau, décrire le mélange – Présentation des 3 groupes à la classe / Repérer les différences et les similitudes et les différences dans la préparation. – Visionner les dégustations du café dans chaque pays du monde travaillés. discuter des différences et des similitudes notamment la symbolique du moment. – Ecoute d’un texte lu sur l’histoire du café l’évolution international de sa préparation – Dégustation pour les parents Afin de vous présenter mon activité ethnographique, j’ai décidé de choisir le contexte rural en lien avec l’école où se déroule mon stage qui se situe à Douvres-la-Délivrande qui est une petite commune qui se trouve aux alentours de Caen. Si je devais me positionner en tant qu’ ethnologue, je me suis basée par rapport à mon lieu de stage et ce dernier m’a beaucoup influencé. En effet, en ayant étudié et vécu en milieu rural et en ayant principalement fait des stages en milieu urbain, j’ai pu observer de nombreuses différences. Les stages dans les milieux urbains que j’ai pu faire jusqu’à maintenant, m’ont tous démontré que les écoles étaient plus grandes, avec beaucoup de classes qui comportaient une grande mixité sociale. En ce qui concerne les écoles dans les milieux ruraux, je les imaginaient beaucoup plus petites, avec des classes plus calmes, moins nombreuses et avec des niveaux moins variés et une faible mixité sociale. Mon projet de ERVIP reposait sur une séance d’anglais et plus particulièrement sur un débat basé sur une thématique choisie par les élèves. J’avais pour projet de faire travailler une classe de CM2 car à cet âge, les élèves commencent à avoir un bon niveau d’anglais et sont beaucoup plus conscients des enjeux sociaux » à l’école. Cependant, mon stage va se dérouler en CE1. Il a donc fallu que j’adapte ce type d’échange. Mon atelier ethnographique va donc également reposer sur un type d’échange entre les élèves et plus particulièrement un projet de correspondance à distance avec des élèves anglophones. Les élèves devront collectivement décider sur quels supports papiers ils devront rédiger la lettre adressée aux élèves anglophones et sur quels sujets ils voudront échanger. Cet échange leur permettra d’en connaître davantage sur les différentes manières de vivre en France ainsi qu’en Angleterre. Ce projet pourra faire le lien avec l’échange et le partage en passant par l’acceptation de l’ autre » tout en respectant ses choix. Cet exercice permettra également aux élèves d’être tolérants les uns envers les autres. L’apprentissage de l’anglais en classe de primaire permet également l’ouverture à une nouvelle culture. J’enseigne en classe de CE1 à Cairon qui est commune périurbaine à environ 10km à l’ouest de Caen. Les élèves proviennent majoritairement de familles de classes sociales relativement aisées travaillant à Caen ou Bayeux. Avant de rencontrer les élèves, je m’attendais à un groupe classe avec niveau scolaire correct et peu de problèmes comportementaux. Néanmoins, mes représentations sur ce milieu ont vite évolué car à 7ans, beaucoup d’entre eux ont déjà un caractère très affirmé. De plus, les niveaux scolaires sont en réalité très hétérogènes. Cependant, cette hétérogénéité n’est pas toujours dû aux origines sociales. Dans ce contexte, les ateliers ethnographiques permettraient à l’ensemble des élèves de participer à un projet commun. En effet, certains connaissent leurs difficultés et se mettent facilement en retrait face aux fortes personnalités d’autres élèves. Alors, en partant de leur quotidien, de ce qu’ils connaissent tous, il serait plus aisé d’engager le groupe classe dans sa totalité. Pour cela, j’aimerais inclure cet atelier d’ethnographie dans un projet d’ouverture culturelle. Actuellement, nous travaillons sur l’école ailleurs dans le monde en étudiant notamment l’école en Inde. Par la suite, je souhaiterais que mes élèves écrivent une lettre à des élèves indiens afin qu’ils soient capables de rendre compte d’éléments de leur propre culture. Par ailleurs, il est plus facile pour des élèves de CE1 de remarquer les différences entre l’école d’un autre pays et la leur. Alors, ce projet d’ethnographie serait un bon moyen d’aborder la diversité culturelle en mettant en évidence des similitudes dans un premier entre les élèves de classe puis avec d’autres élèves du monde. J’aimerais alors organiser une ou plusieurs séances d’écriture afin que les élèves produisent leur résumé d’une journée type à l’école. Ces écrits pourront être complétés par des photographies ou des dessins afin que les élèves puissent les comparer plus aisément. Cet atelier servira donc à clôturer le projet de l’école dans le monde en permettant aux enfants de réfléchir à propos de leur propre culture. Il sera également l’occasion de commencer un travail sur l’espace proche des élèves en comparant les différentes journées types. Mon atelier d’ethnographie Contexte Stage à venir en classe de CE2 à Bourguébus, commune plutôt rurale. Mes représentations Je pense qu’il s’agit d’un village tranquille, à peu près équivalent à l’endroit où j’ai grandi. Avant la journée d’observation, je pensais que l’école était petite. J’ai été surprise car il y a quand même 15 classes, pour plus de 350 élèves. Je pense que je vais être surprise aussi concernant la diversité culturelle parmi les élèves, je ne les connais pas encore mais j’ai remarqué beaucoup de prénoms qui avaient l’air d’origine étrangère. Je pense donc que ce sera très riche lors des activités sur le plurilinguisme que je projette de mettre en place. L’atelier ethnographie On pourrait emmener les élèves à la découverte du quartier qui entoure l’école. Ils pourraient photographier ou dessiner les commerces et les lieux significatifs la mairie, le stade, la poste, les commerces boulangerie, coiffeur, boucher etc.. Ensuite, on pourrait comparer nos observations avec le travail d’une classe qui habite un quartier urbain ou même une ville à l’étranger pour voir si le quartier est organisé de la même façon, si les mêmes types de commerces sont présents, et ça permettrait de faire ressortir les ressemblances et les différences entre les deux environnements. Pour faire du lien avec mon ERVIP, qui porte sur le plurilinguisme, ça aurait été intéressant qu’il y ait par exemple un restaurant italien, un salon de coiffure afro, ou un kébab dans le quartier, mais je ne crois pas qu’il y en ait à Bourguébus… ça aurait permis aux élèves de mettre en évidence la diversité des langues et des cultures qui nous entoure et qu’on peut voir parfois à travers les commerces, dont les noms ou les indications sur les vitrines peuvent être écrits en langue étrangère anglais, caractères chinois, arabe,…. J’ai choisi le contexte de ma classe de stage de CM1-CM2 en milieu rural autour de la ville de Caen. J’ai remarqué peu de commerce dans cette ville et une faible mixité culturelle ce qui me donne envie de travailler sur la découverte d’autres cultures à l’international. Étant une habitante de la ville où j’ai grandi dans une certaine mixité sociale et culturelle ayant aussi vécu en outre-mer, le milieu rural n’est pas un environnement que je connais bien même si quand je me rends à la campagne chez mes grands-parents ceux-ci sont ouverts mais ne sont pas forcément très renseigné sur les cultures autour du monde. Il s’agit d’un a priori mais j’aimerai travailler sur ce point avec mes élèves. L’atelier porterai donc sur l’altérité et la découverte de ce qui est autre à nous-même et à notre environnement proche. J’ai donc décidé de baser mon travail auprès de ces élèves sur un environnement inconnu et international. Le but pour nos élèves est de s’ouvrir au monde et donc de découvrir un patrimoine culturel qui est important pour les populations. Je proposerai donc un atelier liant à la fois le numérique et un exposé d’expression orale et de partage. Par groupe de 3 élèves, ils auraient à travailler sur une des 7 merveilles du monde qui sont Petra en Jordanie, La Grande Muraille de Chine, La statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, le Taj Mahal en Inde, Chichen Itza au Mexique, le Machu Pichu et le Colisée de Rome qui représentent des héritages culturels forts des anciennes civilisations et cultures. Les élèves auraient à réaliser des recherches en salle informatique sur plusieurs séances ? l’objectif est de comprendre le rôle de ces monuments à l’époque de leur construction religion, palais, mausolée, etc. et pourquoi dans notre société actuelle ils restent importants et symboliques pour les communautés et pourquoi sont-ils autant touristiques. Eléments importants découverte culturelle, pratiques anciennes et récentes des communautés et l’importance de ces éléments sur le monde, partage entre élèves. L’objectif final est de réalisé un exposé qui sera partagé à la classe mais aussi une sorte de musée avec des images et des descriptions dans le haul de l’école où chaque classe aura un temps pour aller étudier cette exposition participe à la découverte culturelle de chaque classe. Il est donc intéressant d’amener les monuments internationaux dans des classes rurales pour donner aussi envie aux élèves de découvrir des éléments culturels qui font sens dans le monde et qui soient étrangers à notre pays. Pour mon mémoire portant sur le théâtre, je pourrais par ailleurs proposer des ateliers d’ethnographie assez similaires qui pourraient permettre aux élèves de découvrir les différentes façons de pratiquer le théâtre selon les cultures par exemple et de voir qu’il n’y a pas une façon de pratiquer mais plusieurs selon les milieux de vie et les contextes culturels. Navigation des articles Pierre et le loup Il était une fois, dans un pays appelé Russie, un petit garçon qui répondait au nom de Pierre. Il habitait chez son Grand-Papa dans une jolie maison de bois. Un jour le petit Pierre eut envie de prendre l'air. Il sortit du jardin de son grand-père, laissant le portail grand ouvert. Non loin de là, poussait un grand arbre. Pierre y retrouva son ami le petit oiseau. Comme la clôture était ouverte, le canard en profita pour sortir lui aussi et aller faire un plongeon dans la mare. Le petit oiseau vint se poser sur la rive et commença à se moquer de lui "Toujours je te vois nager, Canard, lui dit-il, ou bien encore marcher. Mais quel genre d'oiseau es-tu si tu ne peux nager ?", lui répondit le canard. Et ils continuèrent à se chamailler, chacun voulant avoir le dernier mot. Non loin de là, se promenait le chat. Tout doucement, silencieusement, il se glissait entre les hautes herbes. "Oh ! Quel beau ramage ! Quels jolis gazouillements ! se dit-il en entendant le petit oiseau. Voilà qui fera, à mon avis, un délicieux déjeuner." Il s'approchait de plus en plus près. "Attention !", cria Pierre. L'oiseau eut tout juste le temps de se percher sur la branche. Le canard, resté au milieu de la mare lançait au chat de grands coin-coin courroucés. Le chat regardait le petit oiseau en se demandant "Cela vaut-il la peine que je me fatigue à grimper dans l'arbre pour attraper ce satané volatile ? Le temps que j'arrive là-haut, je parie qu'il aura déjà pris son envol." C'est alors que le grand-père sortit de la maison. "Pierre ! cria-t-il en colère, je t'ai pourtant demander de ne pas quitter le jardin. Et si le loup venait à se montrer ? Allons reviens immédiatement à la maison." Pierre trouvait qu'il était bien assez grand pour aller s'amuser où il voulait, et il n'avait plus peur des loups depuis longtemps. Mais son grand-père le prit vivement par la main et l'entraîna vers la maison, après avoir soigneusement refermé la clôture du jardin. Bien l'en avait pris, car un instant plus tard, un grand loup noir sortit des bois. Effrayé, le chat bondit sur l'arbre. Mais le pauvre canard s'élança bien imprudemment hors de la mare en caquetant. Et le loup qui l'avait vu était bien décidé à l'attraper. "Miam ! Miam ! se disait-il en courant après, je vais me régaler." Et le canard épouvanté sentait le loup se rapprocher, se rapprocher encore... Il était là, tout près, il allait l' avaler... Et il n'en fit qu'une bouchée ! Après ce petit hors-d'oeuvre, le loup avait encore faim. Il fit quelques pas et se mit à roder autour de l'arbre. D'un côté, il y voyait le chat, toujours perché, qui tremblait de tous ses membres ; et de l'autre,le plus loin possible du chat, était posé le petit oiseau, immobile sur sa branche. A travers la clôture du jardin, Pierre observait attentivement la scène. Il n'avait pas peur du tout. Un grand mur entourait le jardin, et l'arbre se trouvait juste de l'autre côté. l'une de ses branches passait par-dessus lle mur. Pierre eut alors une idée. S'accrochant à la branche, il monta dans l'arbre et rejoignit le petit oiseau. "Ecoute-moi bien, lui dit-il. Tu dois suivre exactement mes indications. Tu vas voler au-dessus de la tête du loup, en tournoyant dans les airs comme tu sais si bien le faire. Et il ne faudra pas t'éloigner de l'arbre. Mais attention ! Surtout, prends bien garde à ce qu'il ne t'attrape ! C'est bien compris ? - Mais oui", répondit l'oiseau. Pierre redescendit et sauta dans le jardin. Il courut à la maison chercher une grosse corde et fabriqua un lasso. Pendant ce temps le petit oiseau voletait juste au-dessus des crocs menaçants. Comme il énervait le loup ! Et comme le loup avait envie de le manger ! Pierre, remonté dans l'arbre, fit tournoyer son lasso au-dessus de sa tête, visa la gueule du loup et le lança le plus adroitement qu'il put. Et comme par magie, le noeud coulant se glissa du premier coup autour du cou de l'animal. Vite, Pierre tira sur la corde pour serrer le noeud coulant et attacha l'autre extrémité à une branche. Le loup était pris au piège ! A ce moment, Pierre vit arriver trois chasseurs qui sortaient de la forêt, sur la piste du loup. Cela faisait des jours et des jours qu'ils suivaient la trace de la bête. "Ne tirez pas ! leur cria-t-il. J'ai attrapé le loup ! Maintenant aidez-moi plutôt à l'emmener au zoo !" Et l'on vit ainsi défiler, parcourant fièrement le chemin qui menait au jardin zoologique de la grande ville voisine, le petit Pierre, suivi des trois chasseurs ; derrière eux marchait le grand-père accompagné du chat. Au-dessus de leur tête, l'oiseau sifflotait joyeusement une mélodie qui disait "Vous avez vu, vous avez vu ? Pierre et moi, nous l'avons eu !" Quant au grand-père, il faisait la moue et bougonnait dans sa barbe "Tout cela est bien beau, mais si Pierre n'avait pas réussi à attraper le loup, qui sait ce qui serai arrivé ?" Et, en tendant l'oreille, on pouvait entendre une petite voix étouffée qui disait "Sortez-moi de là ! Sortez-moi de là ! C'était, tout au fond du ventre du loup, le canard qui cancanait en gesticulant. Car le loup était si pressé qu'il l'avait avalé tout vivant ! Heureusement, une fois arrivée au zoo, on parvint à faire rendre gorge au loup et à sauver d'une mort affreuse le malheureux petit canard.

comptine le loup on ne m aime pas du tout